François Hollande à Nice : "Ce qui a été frappé le 14 juillet, c'est l'unité nationale"

Devant le président, 86 roses blanches ont été déposées en souvenir des victimes de l\'attentat.
Devant le président, 86 roses blanches ont été déposées en souvenir des victimes de l'attentat. (ERIC GAILLARD / POOL)

Durant l'hommage accordé aux victimes de l'attentat du 14 juillet à Nice, le président français a tenu un discours rappelant l'importance de l'unité nationale, et sa détermination à résister face à la terreur.

François Hollande a témoigné samedi 15 octobre, à Nice, lors de son discours pendant l'hommage national aux victimes de l'attentat du 14 juillet dernier "la compassion et la solidarité de toute la nation française."

"Nous sommes ici pour témoigner aux victimes de la terrible tragédie du 14 juillet la compassion et la solidarité de toute la nation française. Je salue avec émotion les familles qui ont été frappées dans leur chair, dans leur cœur, et qui souffrent, et qui sont là. Je salue aussi celles qui n'ont pas pu venir, ou qui ne l'ont pas souhaité, parce que leur douleur est encore trop vive", a déclaré François Hollande en préambule.

86 victimes "unies par le malheur"

Évoquant cette soirée du 14 juillet qui "devait être une joie" et qui "fut un enfer", le chef de l'État a longuement rendu hommage aux victimes, et aux 86 personnes tuées, dont la plus jeune avait à peine deux ans, et le plus âgé, 92 ans.

"Sur les 86 victimes arrachées à la vie ce soir là sur la Promenade des Anglais, 15 avaient moins de 18 ans. Des enfants dont la vie a été broyée sous les yeux d'autres enfants par la même haine aveugle, a dit François Hollande. Chacune de ces victimes était unique. Elles resteront toutes dans nos cœurs."

Le chef de l'État a longuement insisté sur la diversité des victimes. "Les victimes de cette barbarbie n'avaient pas toutes la même origine, pas toutes le même parcours, pas toutes la même couleur de peau, pas toutes la même religion, mais elles sont unies aujourd'hui par le malheur", a-t-il détaillé.

"Cette entreprise maléfique échouera"

"Ce qui a été frappé le 14 juillet, c'est l'unité nationale. C'est la visée monstreuse qu'ont les terroristes. Frapper les uns pour effrayer les autres, déchaîner la violence pour faire naître la division. Susciter la peur pour alimenter la méfiance et la stigmatisation. Eh bien non, je vous dis non. Cette entreprise maléfique échouera", a affirmé François Hollande.

"L'unité, la liberté, l'humanité, au bout du compte, prévaudrons", a martelé le chef de l'État.

François Hollande : "Ce qui a été frappé le 14 juillet, c'est l'unité nationale"
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