Attentat de Nice : "Ce qui marque le plus, ce sont les enfants", témoigne un policier arrivé parmi les premiers après le drame

France 3 a pu s'entretenir avec plusieurs policiers niçois qui sont intervenus sur la promenade des Anglais, après l'attentat du 14 juillet. Ils témoignent.

Pierre est policier. Il est intervenu le soir du 14 juillet sur la promenade des Anglais, à Nice (Alpes-Maritimes), alors que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a fait 84 morts et des centaines de blessés. Le camion meurtrier n'avait pas encore terminé sa course lorsqu'il arrive sur les lieux. "Les gens couraient partout. On a vu des victimes écrasées, projetées, démembrées, déchiquetées, témoigne-t-il auprès de France 3. Ce ne sont pas des victimes par balles, où le corps est entier." Et de continuer : "Ce qui marque le plus ce sont les enfants. Je pense que ça me marquera tout au long de ma vie."

"Elle avait le regard hagard"

Celya Boumedien est brigadier de police et déléguée du personnel dans le plus grand commissariat de Nice. Le soir du 14 juillet, elle a pris en charge ses collègues qui sont intervenus les premiers sur la promenade des Anglais. "Je me souviens d'une de mes collègues qui était physiquement là, mais plus psychologiquement. Elle avait le regard hagard. Je l'ai secouée", raconte-t-elle. Elle reçoit notamment Frédéric, qui était en faction sur le front de mer. Six jours après, il est toujours aussi "choqué". Il avoue avoir eu un "sentiment d'impuissance".

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