Attentat de Nice : êtes-vous choqué par les polémiques politiques en plein deuil national ?

Durant le week-end, plusieurs responsables politiques ont mis en cause le gouvernement, qui a répliqué.

Pas de répit. Moins de trois jours après l'attentat de Nice qui a fait 84 morts et plusieurs centaines de blessés le soir du 14 juillet, de nombreux responsables politiques ont alimenté les polémiques sur la sécurité des lieux et ont mis en cause le gouvernement.

L'unité nationale observée au lendemain de l'attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo ou lors des attentats du 13 novembre n'a pas survécu bien longtemps après l'attaque au camion à Nice, malgré le deuil national de trois jours qui a commencé samedi matin.  

Christian Estrosi, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, a ouvert le bal des critiques quelques heures après les faits, s'interrogeant sur les moyens mis en place pour assurer la sécurité des lieux et réclamant un "sursaut" de l'Etat dans la lutte contre le terrorisme. Eric Ciotti a affirmé dans la foulée que "nous ne nous donnons pas les moyens de gagner cette guerre." Alain Juppé, François Fillon, Henri Guaino ont multiplié les critiques, quand Marine Le Pen a demandé la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou dimanche soir dans le journal de 20 heures de TF1, affirmant que "tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois ne l'a pas été".

Le gouvernement a répliqué lundi matin. "Aucun gouvernement n'a fait autant jusqu'à présent contre le terrorisme", ont répondu Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Le ministre de l'Intérieur a ajouté : "Je ne fais pas de polémique, je les trouve indignes dans le contexte."

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