VIDEO. Attentat déjoué : "Le Parlement tout entier peut se sentir visé", estime Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée

LCP / FRANCEINFO

Le chef de file de La France insoumise a pris la parole lors des questions au gouvernement mercredi à l'Assemblée nationale. Il a notamment regretté de ne pas avoir été informé du projet d'attentat fomenté par un groupuscule d'extrême droite.

Les applaudissements ont été nourris mercredi 18 octobre à l'Assemblée nationale à la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise a interpellé le Premier ministre pour n'avoir pas été prévenu d'un projet d'attentat contre lui, après l'interpellation de dix personnes gravitant dans la mouvance d'extrême droite. Le projet d'attentat visait également le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

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"J'estime que le Parlement tout entier peut se sentir visé. Je crois exprimer le point de vue de tous mes collègues, sur tous les bancs, lorsque j'adresse à ces énergumènes le message suivant : 'rien, jamais, aucune menace ne fera jamais céder, à aucun d'entre nous, dans le devoir de représenter la liberté d'expression du peuple français". Jean-Luc Mélenchon a été longuement applaudi par une large partie des députés, debout, de tous les rangs.

"Assez mûrs pour évaluer les menaces qui pèsent sur nous"

Le chef de file des députés "insoumis" a interpellé le Premier minsitre, Edouard Philippe, même s'il dit éviter "toute forme de polémique", sur le fait qu'il n'a pas été informé de ce projet d'attentat : "Le ridicule qui comptait nous assaillir a été arrêté le 28 juin. Quatre mois plus tard, je l'apprends. J'estime que monsieur Castaner et moi, nous sommes hommes assez mûrs pour évaluer les menaces qui pèsent sur nous tout seul et j'aurais apprécié d'en être informé dans les quatre mois pendant lesquels j'ai continué à me transporter en métro et à pied. Je ne fais grief à personne, je suggère qu'à l'avenir les personnes qui seraient visées de cette façon soient prévenues à temps", a conclu le député.

Jean-Luc Mélenchon a profité de ces questions au gouvernement pour réitérer sa demande pour la fermeture du local de l'Action française à Marseille, un mouvement royaliste d'extrême droite.

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