Attentat de Berlin : abattre Anis Amri était "une sorte de rattrapage" de la part de l'Italie

Anis Amri, auteur de l\'attentat de Berlin, a été abattu à Milan, le 23 décembre 2016.
Anis Amri, auteur de l'attentat de Berlin, a été abattu à Milan, le 23 décembre 2016. (DANIELE BENNATI / AFP)

Anne Giudicelli, fondatrice du cabinet Terr(o)risc, a remis en cause, vendredi sur franceinfo, la lutte antiterroriste tel qu'elle est organisée actuellement en Europe. Elle rappelle que l'auteur de l'attentat de Berlin avait déjà été condamné en Italie.

L'auteur de l'attentat de Berlin, en Allemagne, a été abattu par la police, vendredi 23 décembre, à Milan, en Italie. Anis Amri, un Tunisien de 24 ans, était arrivé en 2011 en Italie, où il a purgé une peine de cinq ans de prison pour avoir mis le feu à une école. L'abattre était donc "une sorte de rattrapage" pour les Italiens, a estimé vendredi sur franceinfo Anne Giudicelli, fondatrice et consultante pour le cabinet Terr(o)risc.

L'Europe doit s'améliorer dans le renseignement

Spécialiste des études des risques politico-sécuritaires, Anne Giudicelli assure que la coopération européenne n'avait pas très bien fonctionné : "Le modèle idéal d'une coopération européenne qui fonctionnerait serait dans l'appréhension et non pas dans l'après-coup", après qu'un attentat a été commis.

"En réalité, le travail de renseignement, tel qu'il est fait en Europe, n'est pas adapté aux types de risques qui existent aujourd'hui", a ajouté Anne Giudicelli. Cette dernière explique qu'il faut encore "tirer les leçons de chaque attaque" pour améliorer le renseignement. Selon Anne Giudicelli, il faut aussi prendre en compte le fait que les terroristes sont "aguerris en matière de clandestinité", qu'ils utilisent plusieurs identités et qu'ils ont un réseau de soutien logistique.

"La coopération européenne a encore besoin d'être améliorée", Anne Giudicelli
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