Ce que l'on sait de l'auteur présumé de l'attaque du Louvre

Un militaire patrouille devant la pyramide du Louvre, à Paris, le 4 février 2017.
Un militaire patrouille devant la pyramide du Louvre, à Paris, le 4 février 2017. (MAXPPP)

Le suspect a commencé à répondre aux questions des enquêteurs. Il a notamment décliné son identité et indiqué avoir voulu s'en "prendre à des œuvres d'art".

Son état de santé s'améliore, mais pas assez encore pour permettre sa mise en examen. Après plusieurs jours de silence, l'auteur présumé de l'attaque au Caroussel du Louve a tout de même commencé à répondre aux questions des enquêteurs, lundi 6 février. Ce jeune homme de 29 ans s'en est pris à plusieurs militaires en patrouille, vendredi, avant d'être grièvement blessé au ventre par des tirs de riposte. Franceinfo revient sur ce que l'on sait du suspect.

Qui est-il ?

L'homme, grièvement blessé, est sorti de son silence lundi à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, où il est soigné. Avant que son état de santé ne se dégrade mardi, il a accrédité l'hypothèse des enquêteurs sur son identité, en se présentant comme Abdallah El-Hamahmy, un Egyptien de 29 ans résidant aux Emirats Arabes Unis.

Il était légalement entré en France le 26 janvier comme touriste en provenance de Dubaï, avant de séjourner dans une location à la semaine proche des Champs-Elysées. Selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP, l'appartement au tarif de 1 700 euros avait été réservé en ligne dès le mois de juin, bien avant la demande de visa touristique déposée fin octobre, sous le nom d'Hamahmy et avec les empreintes du suspect.

Quelles étaient ses motivations ?

Le suspect a expliqué avoir voulu s'en "prendre à des œuvres d'art et non aux militaires",selon une source proche du dossier jointe par franceinfo, confirmant ainsi une information de LCI. Il s'agissait selon lui de mener une action fortement symbolique contre la France pour dénoncer la situation en Syrie en dégradant des œuvres du musée avec les bombes à peinture retrouvées dans son sac à dos.

L'homme de 29 ans nie avoir voulu commettre un attentat. Une version en contradiction avec les faits : vendredi, il s'est précipité avec une machette dans chaque main sur les militaires en criant "Allah Akbar".

L'auteur présumé de l'attaque au Carrousel du Louvre a en outre indiqué être sympathisant du groupe Etat islamique, tout en se défendant d'être un membre officiel de l'organisation terroriste.

Avait-il des complices ?

L'enquête a en outre révélé que le suspect avait envoyé deux mandats cash de plus de 5 000 euros à un homme en Pologne. Celui-ci, a priori de nationalité égyptienne et qui venait juste d'arriver en Pologne, a été entendu par la police. Il assure que le suspect est l'un de ses amis et que l'argent devait servir pour son père, malade. A ce stade, rien ne prouve qu'il y ait complicité.

Un autre ami du suspect, un Egyptien vivant aux Emirats arabes unis, a raconté qu'Abdallah El-Hamahmy avait pris contact avec lui pour lui indiquer qu'il pouvait vendre toutes ses affaires car il ne reviendrait pas chez lui. Cet homme a toutefois nié être au courant d'une quelconque action terroriste contre la France.