Des voitures électriques pour enfants malades volées dans une clinique du Mans

Un enfant est conduit au bloc opératoire, le 2 février 2018 à l\'hôpital de Valenciennes (Nord).
Un enfant est conduit au bloc opératoire, le 2 février 2018 à l'hôpital de Valenciennes (Nord). (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Les deux véhicules, qui devaient permettre de conduire les enfants au bloc opératoire dans une ambiance ludique, ont été dérobés pendant l'été.

Les enfants de la clinique du Pré, au Mans (Sarthe), ne prendront pas la voiture. Comme d'autres établissements hospitaliers, la clinique devait mettre en service, le 19 septembre, deux voiturettes électriques pour enfant. "C'était pour les emmener du service ambulatoire au bloc opératoire de façon sereine et ludique", explique à franceinfo l'établissement, confirmant une information du Maine Libre. Les véhicules avaient été offerts par un concessionnaire de la ville.

Mais, le 2 septembre, une employée de la clinique trouve les portes du local de stockage grandes ouvertes. Les voitures ne sont plus là. "Tout le monde est un peu choqué, c'était pour les enfants", regrette-t-on au sein de l'établissement. Plus douloureux encore, l'absence d'effraction qui laisse penser à une complicité interne. "Il y a tellement de monde sur la clinique, ainsi que des intervenants extérieurs...", poursuit l'établissement.

"On va récolter de l'argent"

Aucune plainte n'a été déposée pour le moment. Et la clinique a peu d'espoir de retrouver les coupables. "C'est mission impossible. J'ai une collègue qui surveille Le Bon Coin pour voir s'il y a une revente, mais c'est compliqué", indique-t-on au sein de l'établissement.

La mobilisation pour racheter ces voiturettes a rapidement pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux. Le journaliste Patrick Chêne a ainsi relayé une cagnotte et proposé son aide sur les réseaux sociaux. "C'est quand même la plus grande bassesse humaine qu'on puisse imaginer, a-t-il réagi. On va récolter de l'argent et on va fournir en voiturettes électriques pour les enfants, les hôpitaux et les cliniques qui le souhaitent."

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