Saint-Denis : les violences dans les lycées s'invitent dans la présidentielle

France 3

Des dizaines de jeunes s'en sont pris mardi 7 mars à un lycée à Saint-Denis, où les dégâts sont importants. Un événement qui a provoqué une polémique entre le gouvernement, la droite et le FN.

Sur les 55 jeunes placés en garde à vue dans le commissariat de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), seuls huit mineurs vont être présentés à la justice. Les autres sont relâchés au compte-gouttes. Les incidents ont débuté mardi dans l'enceinte du lycée Suger. Plusieurs vitres sont brisées et la situation devient vite hors de contrôle. "Il y a eu un attroupement dans la cour. Il y avait des sauvages partout, tout le monde est devenu fou", a décrit un élève.

"Réaction minimale" pour Le Pen

La situation dégénère ensuite dans le centre de la ville. Des poubelles sont brûlées et des policiers pris à partie. Ces incidents ont été condamnés fermement ce mercredi matin par le gouvernement. Mais les candidats à la présidentielle se sont emparés du sujet. François Fillon (LR) et Marine Le Pen (FN) n'ont pas apprécié le manque de fermeté du gouvernement. Ce soir, la région Ile-de-France, gestionnaire du lycée, a décidé de porter plainte. Les dégâts sont estimés à plus de 35 000 euros.

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