Rhinocéros tué à Thoiry : une information judiciaire ouverte

Des rhinocéros du zoo de Thoiry (Yvelines), le 7 mars 2017.
Des rhinocéros du zoo de Thoiry (Yvelines), le 7 mars 2017. (CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS)

L'animal avait été tué début mars. Pour l'heure, les enquêteurs n'ont toujours pas mis la main sur les auteurs du braconnage, ni sur la corne volée. 

Toujours aucune trace des braconniers qui ont abattu un rhinocéros du zoo de Thoiry (Yvelines) pour voler sa corne. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Versailles, mercredi 22 mars, "des chefs d'association de malfaiteurs, détention d'espèces protégées, atteinte en bande organisée à la conservation d'une espèce animale, vol aggravé, recel en bande organisée et transport, détention, cession d'espèce non domestique".

Aucune piste privilégiée pour le moment

Une autopsie pratiquée sur Vince, le rhinocéros blanc âgé de 4 ans, avait permis d'extraire trois balles de calibre 12, un calibre commun pour les fusils de chasse. "Cette procédure devrait nous permettre d’approfondir les investigations sous la direction d’un juge d’instruction", précise un proche de l'affaire au Parisien, qui a révélé l'information.

L'enquête, confiée à la gendarmerie de Mantes-la-Jolie, assistée par les Douanes et l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, n'a pas permis de remettre la main ni sur les auteurs du braconnage, ni sur la corne volée. "Les enquêteurs suivent plusieurs pistes, mais aucune n'est privilégiée" à ce stade.

De nombreux zoos ont renforcé leur sécurité

Le trafic de corne de rhinocéros est généralement destiné à des pays asiatiques, où la médecine traditionnelle lui attribue toutes sortes de vertus, dont celles de guérir le cancer ou l'impuissance. La corne, faite de kératine comme les ongles humains, peut se vendre jusqu'à 60 000 dollars le kilo sur le marché noir, soit près de deux fois le prix de l'or.

De nombreux zoos abritant des rhinocéros ont depuis renforcé leurs systèmes de sécurité ou pris une mesure plus drastique : couper la corne des bêtes qu'ils accueillent. Le jardin zoologique tchèque de Dvur Kralove nad Labem a ainsi déjà procédé à l'opération, tout comme le parc animalier de Pairi Daiza, en Belgique. Le parc de Thoiry, lui, s'interrogeait encore sur l'opportunité d'une telle mesure.

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