Ce que l'on sait de l'attaque mortelle de requin à la Réunion

Les gendarmes portent le corps de l\'homme tué par un requin, le 8 mai 2013, à Saint-Gilles (La Réunion).
Les gendarmes portent le corps de l'homme tué par un requin, le 8 mai 2013, à Saint-Gilles (La Réunion). (RICHARD BOUHET / AFP)

La victime, âgée de 36 ans, pratiquait le bodyboard à 50 mètres de la plage de Saint-Gilles (La Réunion).

Nouvelle attaque, cette fois mortelle, à La Réunion. Un touriste de 36 ans a été tué, mercredi 8 mai, par un requin à Saint-Gilles, sur la côte ouest de l'île. C'est la première attaque mortelle depuis juillet 2012 sur l'île.

Francetv info revient sur ce que l'on sait du drame.

Que s'est-il passé ?

La victime faisait du bodyboard à une cinquantaine de mètres de la plage, lorsque le squale l'a attaquée. Selon le site d'informations locales Clicanoo, l'animal l'a chargée à deux reprises, lui arrachant une main et lui déchiquetant la cuisse.

L'alerte a été donnée par un baigneur, qui a vu du sang dans l'eau. "On regardait le bodyboarder au large. Il était seul. Et puis nous avons vu une grosse flaque de sang", raconte un autre témoin au site Imaz Press Réunion. Les maîtres-nageurs ont aussitôt porté secours à la victime et l'ont ramenée sur la plage.  

L'homme, qui avait perdu beaucoup de sang, n'a pu être ranimé, malgré une demi-heure de massages cardiaques. Présente sur la plage au moment du drame, son épouse, en état de choc, a été prise en charge par les pompiers. Né à Besançon et domicilié à Morteau (Doubs), l'homme était en voyage de noces. Le couple a un enfant, âgé de 18 mois.

Un jeune homme sur la plage où a eu lieu l\'attaque mortelle de requin à Saint-Gilles (La Réunion), le 8 mai 2013.
Un jeune homme sur la plage où a eu lieu l'attaque mortelle de requin à Saint-Gilles (La Réunion), le 8 mai 2013. (RICHARD BOUHET / AFP)

Quels étaient les risques ?

Les conditions n'étaient pas optimales à Saint-Gilles pour pratiquer cette activité. Selon Réunion 1ère, la flamme orange "risque requin" flottait sur la plage depuis le matin et les "vigies requins", ces équipes de plongeurs de surveillance, déconseillaient de se mettre à l'eau.

Peu avant l'accident, l'association Prévention Requin Réunion (PRR) avait annulé l'encadrement du surf prévu dans l'après-midi, "en raison du manque de visibilité sous-marine sur les spots de Boucan Canot et Roches Noires", le lieu de l'attaque. "Les conditions de pratique du surf étaient défavorables", a confirmé la préfecture, citant une "eau chargée et de la houle".

Clicanoo rapporte également que la victime avait choisi d'aller chercher les vagues à l'endroit le plus éloigné du rivage, malgré les mises en garde des autres baigneurs. Il pratiquait le bodyboard "de manière isolée" selon la préfecture. La sénatrice UMP de la Réunion Jacqueline Farreyrol a regretté pour sa part l'"imprudence fatale" de la victime.

Après l'attaque, la flamme rouge a été immédiatement hissée et les zones de baignade évacuées. Cette attaque mortelle de requin est la première depuis le début de l'année sur l'île, où les squales ont tué trois personnes, sur 2011 et 2012. Ces accidents ont lieu principalement à Saint-Gilles, la zone balnéaire. La dernière date de juillet 2012.