Procès AZF : la fédération des industries chimiques CGT réclame "les sanctions les plus lourdes pour les responsables"

Entrée de la salle d\'audience du procès de la catastrophe AZF à Toulouse, au Tribunal de grande instance de Paris, le 25 janvier 2017. 
Entrée de la salle d'audience du procès de la catastrophe AZF à Toulouse, au Tribunal de grande instance de Paris, le 25 janvier 2017.  (MAXPPP)

Pour le représentant de la Fédération des industries chimiques CGT, Pascal Tailleux, "nos industries chimiques ont utilisé la sous-traitance pour réglementer l'organisation du travail. C'est pour cela qu'on arrive à une catastrophe".

La cour d'appel de Paris doit rendre mardi 31 octobre après-midi sa décision dans le troisième procès de la catastrophe AZF. L'explosion de l'usine chimique, le 21 septembre 2001 à Toulouse, avait fait 31 morts et plusieurs milliers de blessés.

Trois ans de prison avec sursis et 45 000 euros d'amende ont été requis contre Serge Biechlin, l'ancien directeur de l'usine AZF. Une amende de 225 000 euros a également été requise contre la société Grande Paroisse, filiale du groupe Total, gestionnaire du site.

"On traitait des produits chimiques comme du sable"

"Il faut donner les sanctions les plus lourdes pour les responsables", a réagi Pascal Tailleux, représentant de la Fédération des industries chimiques CGT, invité de franceinfo mardi. "On a toujours dit qu'on allait dans le mur. Nos industries chimiques ont utilisé la sous-traitance pour réglementer l'organisation du travail. C'est pour cela qu'on arrive à une catastrophe", a-t-il ajouté.

Selon lui, les conditions de sécurité n'étaient pas respectées. "On traitait des produits chimiques comme du sable. Il n'y avait pas de formation pour les salariés d'entreprises extérieures ou les salariés intérimaires", a assuré Pascal Tailleux.