Violences policières : "Il y a une instrumentalisation d'un certain nombre de groupuscules qui sont en train de transformer ce mouvement", dénonce Bruno Retailleau

FRANCE INTER / RADIO FRANCE

Bruno Retailleau, sénateur Les Républicains de Vendée et président du groupe LR au Sénat, revient sur France Inter mardi sur les manifestations contre les violences policières.

"Il y a une instrumentalisation d'un certain nombre de groupuscules, l'ultragauche, les islamistes, les indigénistes qui sont en train de transformer ce mouvement", estime mardi 16 juin sur France Inter Bruno Retailleau, sénateur Les Républicains de Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat, à propos des manifestations contre les violences policières.

"Je refuse qu'on entre dans ce modèle où il y a une sorte de convergence des luttes, intersectionnelle, comme on dit, où il y a des mouvances qui s'organisent : la mouvance indigéniste qui veut qu'en permanence, on puisse rappeler une sorte de conscience raciale, la mettre au cœur des rapports sociaux, la mouvance islamiste", explique-t-il. "Il y a un homme qui est mort, c'est terrible et je comprends la douleur d'une famille", indique Bruno Retailleau à propos de l'affaire Adama Traoré.

Instrumentaliser cette douleur pour essayer de durcir les rapports sociaux, pour que l'on puisse en France, racialiser les rapports sociaux, c'est l'inverse du modèle républicain et cela n'a rien à voir avec le combat antiraciste traditionnel.

Bruno Retailleau

à France Inter

Le sénateur LR reconnaît que "bien sûr qu'il y a une émotion qui est légitimement partagée", et "qu'on a dans notre société française d'immenses progrès à faire pour pouvoir donner du travail à des jeunes qui n'en ont pas parce qu'ils habitent des cités". Ou "parce qu'ils habitent aussi parfois chez moi [en Vendée], ils sont ruraux, ils sont blancs, qui n'ont pas accès à des facilités dont d'autres dans d'autres lieux, peuvent bénéficier", poursuit Bruno Retailleau.

Le sénateur LR se dit "très partagé" sur la question des statistiques ethniques. "D'un côté cela permet de connaître la réalité des choses, sociologique, estime-t-il. D'un autre côté, je m'y suis toujours refusé parce que je considère que ça pourrait amener à une sorte d'ethnicisation de la société française. Le modèle républicain ne connaît aucune race."

On est Français pas par la couleur de peau, pas par la foi que l'on professe, pas par la condition sociale, c'est cela qui fait la beauté de la France.

Bruno Retailleau

à France Inter

Interrogé sur les violences à Dijon, il s'insurge : "Quand je pense que certains voudraient désarmer les policiers, y compris d'ailleurs le ministre de l'Intérieur lui-même, alors qu'ils sont au premier rang de la violence. Ce ne sont pas eux qui sont les propagateurs de la violence, c'est eux qui subissent la violence."

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