Six policiers de Seine-Saint-Denis en garde à vue à l'IGPN dans une affaire de stupéfiants

L\'Inspection générale de la police nationale (IGPN) en 2018. 
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) en 2018.  (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

Cette compagnie avait déjà fait l'objet d'une enquête en août 2019 pour des soupçons de violence policière. 

Six policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (CSI 93) ont été placés lundi 29 juin en garde à vue à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale), notamment pour détention et transport de stupéfiants et vol, a appris franceinfo de sources concordantes. Ces six hommes sont soupçonnés d'avoir racketté des délinquants, notamment des trafiquants de drogue, d'avoir pendant des mois monté de fausses procédures contre eux et de leur avoir extorqué d'importantes sommes d'argent.

Les investigations sur l'agissement de ces fonctionnaires ont été lancées après des soupçons de leur hiérarchie. Les policiers incriminés ont été placés sur écoute de longs mois sur leur lieu de travail, dans leur véhicule et même dans leurs vestiaires. Leurs comptes bancaires ont été épluchés et ont fait apparaître des rentrées d'argent suspectes. Ce sont "des éléments à charge accablants", explique une source proche du dossier qui risquent de révéler d'autres affaires de ce service.

Une compagnie dans la tourmente

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a "décidé d'engager une réflexion sur la réorganisation des unités de police de la CSI 93 à laquelle appartiennent les fonctionnaires mis en cause", a indiqué la préfecture de police à franceinfo. "Si des comportements fautifs étaient susceptibles d'être confirmés, ils appelleraient des sanctions.”

Cette compagnie avait déjà fait l'objet d'une enquête en août 2019 pour des soupçons de violences policières. Six de ses membres avaient été placés en garde à vue, soupçonnés d'être impliqués dans l'interpellation violente d'un jeune homme de 20 ans à Saint-Ouen.

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