Police : sous pression, Christophe Castaner annonce des réformes

franceinfo

Christophe Castaner a annoncé, lundi 8 juin, la fin de la méthode dite de l'étranglement, ainsi qu'une sanction des forces de l'ordre pour tout acte ou propos motivé par du racisme.

Le poing levé, le genou à terre, ils étaient plus de 2 000 personnes à Nantes (Loire-Atlantique), lundi 8 juin, pour dire leur refus des violences policières. Depuis plusieurs jours à Paris, et dans de nombreuses villes de France, les rassemblements se multiplient. La pression de la rue et celle d'Emmanuel Macron ont poussé Christophe Castaner à prendre la parole. Le ministre de l'Intérieur a délivré un message d'apaisement et un appel à la tolérance zéro.

La prise par le cou abandonnée

"Aucun raciste ne peut porter dignement l'uniforme de policier ou de gendarme. Aussi j'ai demandé à ce qu'une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d'acte ou de propos raciste", a expliqué lundi soir le ministre de l'Intérieur. Pour répondre aux manifestations, il a aussi annoncé la fin d'une méthode d'interpellation jugée dangereuse, celle dite de l'étranglement. Interdiction également pour les policiers de s'appuyer sur la nuque de la personne interpellée. Rien sur la technique du plaquage ventral, dénoncée par Amnesty International. Enfin, le ministre assure qu'un contrôle d'identité ne doit pas se faire pour un regard ou en fonction de la couleur de peau.

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