L'homme violemment interpellé lors d'une manifestation des "gilets jaunes" à Bordeaux a porté plainte

Des policiers lors d\'un rassemblement des \"gilets jaunes\", le 9 février 2020, près de la gare de Bordeaux, là où a eu lieu l\'interpellation d\'un manifestant qui a porté plainte pour \"violences\".
Des policiers lors d'un rassemblement des "gilets jaunes", le 9 février 2020, près de la gare de Bordeaux, là où a eu lieu l'interpellation d'un manifestant qui a porté plainte pour "violences". (VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS)

Cette plainte a été déposée pour "violences aggravées". Le parquet avait saisi l'IGPN mardi.

La vidéo de son interpellation avait été très commentée le week-end dernier. Un jeune homme arrêté lors d'une manifestation des "gilets jaunes" à Bordeaux, samedi 8 février, a porté plainte pour "violences aggravées", a annoncé son avocat jeudi 13 février.

"J'ai déposé une plainte entre les mains du procureur de la République de Bordeaux. Celle-ci concerne des faits de violences aggravées par trois circonstances et menaces réitérées de commettre un délit ou un crime", a expliqué l'avocat, Gabriel Lassort, à l'AFP.

Ces trois circonstances aggravantes sont liées au fait que le ou les auteurs présumés de l'interpellation, des policiers de la BAC, sont des "personnes dépositaires de l'autorité publique", qu'il a été fait "usage ou menace d'une arme" et que cela a été effectué "en réunion", a assuré l'avocat.

Selon la police, il "jetait des pierres"

Mardi, le parquet de Bordeaux avait annoncé avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) afin de pouvoir "fonder sa décision future sur les suites à donner à cette affaire". Selon le parquet, la police a défendu son utilisation de "la technique dite 'de balayage'" dans ces circonstances, "le coup de pied donné au manifestant étant destiné à le mettre au sol et non à le blesser".

Toujours selon le parquet, deux manifestants, dont le jeune homme, avaient été interpellés notamment pour violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique ainsi que destructions et dégradations. La police avait expliqué lundi à l'AFP que le jeune homme avait été auparavant vu par un policier en train de "jeter des pierres" en direction des forces de l'ordre.

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