Violences à Nantes : le jeune homme tué "était un délinquant recherché", relève un syndicat de police

Le jeune homme tué à Nantes \"était un délinquant recherché\" affirme sur franceinfo Daniel Chomette, secrétaire général du syndicat Unité-SGP Police FO.
Le jeune homme tué à Nantes "était un délinquant recherché" affirme sur franceinfo Daniel Chomette, secrétaire général du syndicat Unité-SGP Police FO. (MAXPPP)

La voiture du jeune homme mort mardi 3 juillet soir à Nantes après avoir été touché par balle par un policier lors d'un contrôle routier était surveillée, en raison de soupçons de trafic de stupéfiants.

Le jeune homme de 22 ans mort mardi 3 juillet soir à Nantes (Loire-Atlantique), après avoir été touché par balle par un policier lors d'un contrôle routier, "était un délinquant recherché par la police et la justice française. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt", a déclaré mercredi sur franceinfo Daniel Chomette, secrétaire général du syndicat Unité-SGP Police FO. Ce mandat d'arrêt a été émis à Créteil (Val-de-Marne) pour vol en bande organisée, a par ailleurs appris franceinfo de source policière. Le jeune homme était également connu de la police pour d'autres faits. Il était originaire de Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise). 

Lors du contrôle routier, les CRS ont constaté "un comportement bizarre de l'automobiliste qui n'avait pas ses papiers sur lui." Selon Daniel Chomette, les forces de l'ordre sur place "ont décidé de le conduire à l'hôtel de police le plus proche, pour effectuer des vérifications, c'est une démarche tout à fait normale."

Soupçons de trafic de stupéfiants

Le jeune homme a refusé de "suivre" les policiers, "il a enclenché la marche arrière, a percuté l'un des fonctionnaires sur place. Dans le cadre de ce qu'il a estimé être de la légitime défense, un autre policier a fait usage de son arme", explique Daniel Chomette. Le jeune homme n'était pas armé, mais "la légitime défense ne s'opère pas que sur le port d'arme".

La voiture du jeune homme était surveillée, en raison de soupçons de trafic de stupéfiants, a précisé une autre source policière à franceinfo. 

Lors des émeutes qui ont suivi, dans le quartier du Breil, où se sont déroulés les faits, les forces de l'ordre ont utilisé 25 grenades et tiré cinq fois à l'aide d'un flashball. Le calme est revenu vers 3 heures du matin.

Daniel Chomette, secrétaire général du syndicat Unité-SGP Police FO
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