Violences à Grasse : des situations "à la fois choquantes et inacceptables", dénonce le maire

Jérôme Viaud, le maire Les Républicains de Grasse (Alpes-Maritimes), le 15 janvier 2015. Illustration.
Jérôme Viaud, le maire Les Républicains de Grasse (Alpes-Maritimes), le 15 janvier 2015. Illustration. (PATRICE LAPOIRIE / MAXPPP)

Des policiers ont été pris à partie, dans le quartier de la Blaquière, à Grasse dans les Alpes-Maritimes. Une cinquantaine de jeunes ont scié des caméras de surveillance avant de lancer des pétards et des projectiles sur les forces de l'ordre qui intervenaient, relate France Bleu Azur.

De violents affrontements ont opposé des dizaines de jeunes et des forces de l'ordre dans le quartier de la Blaquière dans la nuit de lundi à mardi. "Des situations choquantes et inacceptables", dénonce sur franceinfo Jérôme Viaud, le maire Les Républicains de Grasse dans les Alpes-Maritimes. Tout est parti de caméras de vidéosurveillance vandalisées. "Si ces caméras ont été prises pour cible, c'est qu'elles doivent gêner et elles doivent gêner ceux que ça dérange", estime Jérôme Viaud.

Franceinfo : Que s'est-il-passé à Grasse ?

Jérôme Viaud, maire LR de Grasse : Lundi soir, une bande de voyous s'est attaquée à sept caméras de vidéosurveillance, les mettant hors service avec des actes inacceptables. Je les condamne fermement et j'adresse mon plein soutien aux forces de police qui ont œuvré cette nuit pour rétablir une situation d'ordre. La meilleure réponse, c'est qu'à l'heure où je vous parle, 14 des 16 caméras sont à nouveau en service pour permettre à nos concitoyens de partager un réveillon dans de bonnes conditions. J'adresse aussi un message à nos concitoyens qui ne doivent pas vivre ce genre de situation et nous redoublerons d'efforts dans les semaines et les mois qui viennent en termes de sécurité.

Ces scènes de violence, elles vous ont surpris ? Ou vous pouviez vous y attendre dans ce quartier de la Blaquière ?

Elles m'ont d'abord surpris parce que c'était un quartier qui était apaisé depuis cinq ans. Elles m'ont choqué aussi dans l'extrême violence de ces situations où on a vu qu'il y avait une vraie préméditation de ces actes avec des disqueuses thermiques, avec des feux d'artifice qui ont été utilisés contre les forces de l'ordre. Ce sont des situations qui sont à la fois choquantes et inacceptables.

Vous dites que la situation s'était apaisée depuis environ cinq ans. Cela veut dire qu'il y avait dans ce quartier en particulier, des problèmes de sécurité avant ?

Historiquement, c'est un quartier qui a connu un certain nombre de difficultés, qui en connaît encore d'ailleurs, mais pas d'une telle intensité. Et nous avons maillé le quartier avec ces 16 caméras de vidéosurveillance pour justement enrayer un certain nombre de fléaux, dont les trafics de stupéfiants, et les incivilités qui ne sont pas acceptables. Et ce qui s'est passé lundi soir est choquant. Et nous ne l'avions pas prévu. Une chose est sûre, c'est que si ces caméras ont été prises pour cible, c'est qu'elles doivent gêner. Et bien loin de nous faire fléchir, ça va nous faire redoubler d'efforts pour justement augmenter le maillage, augmenter la présence de nos forces de l'ordre sur nos territoires. Et ce sera la meilleure réponse face à ces voyous.

Les caméras de vidéosurveillance font l'objet de débats assez réguliers. Il y en a 130 sur toute votre ville de Grasse, est ce qu'elles servent vraiment à lutter contre l'insécurité?

Bien sûr, les caméras de vidéosurveillance font des débats. Il y a certaines personnes qui sont contre pour des questions de liberté, je pense au fond de moi que quand on n'a rien à se reprocher, on n'a pas à lutter contre la présence de caméras sur un territoire communal. Et puis, la deuxième chose, ces caméras sont une vraie aide pour les services de police, pour les services d'investigation, pour monter et retracer un certain nombre de situations. Les caméras de vidéosurveillance sont précieuses et le seront encore plus dans l'avenir. Nous aurons d'autres caméras qui vont être déployées,  ainsi que des lecteurs de plaques aux entrées de la ville pour connaître les immatriculations qui pénètrent sur le territoire et qui sortent du territoire. Donc, nous allons utiliser ces technologies qui sont utiles pour nous et pour l'avenir.

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