Violences à Dijon : des perquisitions en cours dans le quartier des Grésilles, les gardes à vue de quatre suspects prolongées

Des hommes de la Brigade de recherche et d\'intervention (BRI) aux Grésilles lors d\'une première série de perquisitions, près de boulevard Paul-Doumer, le 16 juin 2020.
Des hommes de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) aux Grésilles lors d'une première série de perquisitions, près de boulevard Paul-Doumer, le 16 juin 2020. (JC TARDIVON/SIPA)

"Les opérations de police visent à rechercher des armes, des munitions et des stupéfiants", a indiqué le préfet Bernard Schmeltz.

Quelque 140 CRS sont mobilisés. D'importantes perquisitions étaient en cours vendredi 19 juin, dans la matinée, dans les quartiers sensibles des Grésilles, à Dijon, et du Mail à Chenôve, à la suite des violences survenues du 12 au 15 juin dans l'agglomération. "Les opérations de police visent à rechercher des armes, des munitions et des stupéfiants", a indiqué Bernard Schmeltz, le préfet de Côte-d'Or.

Sur réquisitions du parquet, ces opérations mobilisent deux compagnies de CRS, soit environ 140 fonctionnaires, a-t-il ajouté, précisant que le but n'était pas d'interpeller mais de procéder à des perquisitions. Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, des hommes cagoulés sont en effet apparus munis de ce qui semblaient être des fusils d'assaut ou des pistolets automatiques.

Deux suspects mis hors de cause

Ces violences ont fait suite à une série d'actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène désirant se venger de l'agression d'un adolescent par des habitants des Grésilles. Le calme est revenu depuis mardi et le père tchétchène de l'adolescent agressé a demandé que cessent ces exactions.

Six Tchétchènes ont été interpellés jeudi dans le cadre de l'enquête concernant ces faits qui ont fortement marqué les esprits dans une capitale bourguignonne peu habituée à ce type de tensions. Les gardes à vue de quatre d'entre eux ont été prolongées, a annoncé le procureur Eric Mathais. Les deux autres suspects interpellés ont été mis hors de cause et libérés.

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