Seine-Saint-Denis : le policier filmé en train de frapper un homme à terre a été suspendu

L\'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après la diffusion d\'une vidéo montrant des policiers frappant un homme à terre aux Lilas (Seine-Saint-Denis).
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après la diffusion d'une vidéo montrant des policiers frappant un homme à terre aux Lilas (Seine-Saint-Denis). (GOOGLE MAPS)

Une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, montre un policier assénant des coups de pied dans la tête d'un homme à terre, alors qu'un autre policier se tient à côté de lui sans intervenir.

Le policier filmé en train de frapper un homme à terre aux Lilas (Seine-Saint-Denis), dans la nuit de vendredi à samedi, a été suspendu, a annoncé le ministère de l'Intérieur, mercredi 31 mai. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie.

Dans cette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, un policier frappe à la tête, à coups de pied, un homme à terre. A ses côtés se tient un autre policier qui n'intervient pas. Après enquête auprès de la hiérarchie des fonctionnaires, la préfecture de police en a référé au parquet de Bobigny, qui a saisi l'IGPN.

Une réaction "pas proportionnée"

"Il s'agit d'une équipe de nuit du commissariat des Lilas, confirme à l'AFP une source policière. La victime n'a pas encore été identifiée." Un homme se présentant comme la victime a expliqué à L'Obs avoir été frappé lors d'un contrôle d'identité alors qu'il ne cherchait pas à s'y soustraire. Il raconte qu'après avoir été pris en charge par les pompiers et examiné à l'hôpital, deux policiers qu'il n'avait jamais vus l'attendaient et l'ont emmené au commissariat du 20e arrondissement, où il a été retenu jusqu'au lendemain en fin d'après-midi.

Selon une source policière, la victime, qui n'avait pas été identifiée mercredi en milieu de journée, avait probablement bu et a provoqué les policiers en urinant sur leur véhicule et en leur crachant dessus. "Il y a eu des faits avant", mais il n'en reste pas moins que la réaction du policier n'est "pas proportionnée", a commenté cette source.

Le fonctionnaire doit être auditionné prochainement par l'IGPN dans le cadre de l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Bobigny.