Marseille. Douze policiers de la BAC déférés devant le juge

Un policier devant les locaux de la Brigade anti-criminalité nord de Marseille visée par une affaire de vol et de racket, le 2 octobre 2012. 
Un policier devant les locaux de la Brigade anti-criminalité nord de Marseille visée par une affaire de vol et de racket, le 2 octobre 2012.  (BORIS HORVAT / AFP)

D'autres membres de la brigande anti-criminalité Nord de Marseille devraient être présentés devant le parquet cet après-midi. 

JUSTICE – L'affaire des "ripoux" de Marseille prend un tour judiciaire. Douze policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) du nord de Marseille, soupçonnés de vols et de racket, ont été déférés, vendredi 5 octobre, au parquet de Marseille. C'est ce qu'a indiqué le procureur de la République Jacques Dallest, lors d'une conférence de presse. 

Au total, treize policiers ont été placés en garde à vue et quinze autres ont été entendus librement par les enquêteurs de la police des polices, a encore précisé le magistrat.

Des écoutes "explicites" et "accablantes"

Le procureur a indiqué que les conversations des policiers de la brigade anti-criminalité – enregistrées de mai à septembre dans les voitures de fonction –  sont "explicites" et "accablantes". Selon le magistrat, elles révèlent "tout un catalogue d'agissements inacceptables" qui "justifient une présentation devant un juge d'instruction". 

"Quand on lit les retranscriptions synthétiques des conversations tenues par les fonctionnaires de la BAC jour dans les véhicules, c'est assez instructif sur les pratiques délictueuses qui étaient en cours chez les intéressés".

D'autres personnes potentiellement impliquées

Certains des agents mis en cause expliquent "qu'ils ne se souviennent de rien" ou qu'ils s'agissait "de plaisanteries ou de blagues", a confié le procureur. D'autres reconnaissent toutefois "des vols, des partages, des perceptions sur des revendeurs".

Le procureur, qui a qualifié de "gangrène" ce "système organisé de vol, de racket et de trafic de drogue", a estimé "envisageable que d'autres personnes [outre les douze agents déférés] soient impliquées pénalement".

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