Les policiers manifestent contre la "haine anti-flic"

FRANCE 3

Les policiers, normalement là pour encadrer les manifestations, changent de camp ce mercredi 18 mai. Depuis midi à Paris et dans plusieurs grandes villes de France, ils manifestent pour dénoncer la "haine anti-flic".

En janvier 2015, les fourgons de police fendent la foule sous une salve d'applaudissements. Nous sommes quelques jours seulement après l'attentat de Charlie Hebdo. Les policiers sont alors adulés, honorés, saisissant contraste au regard des CRS pris pour cible dans les dernières manifestations. Ils essuient des jets de projectiles en tous genres. Des commissariats vandalisés et au gré des manifestations, les mêmes scènes de violence.

Les policiers devenus des cibles

Yannis Monneret est CRS. Il faisait du maintien de l'ordre il y a quelques semaines à Rennes avec sa compagnie de CRS lorsque son groupe est visé par des casseurs. C'est un bidon d'huile rempli de produits incendiaires qui explose à l'endroit où son groupe se trouve. "Nous sommes asphyxiés donc on recule. Un collègue a été légèrement brûlé au visage", raconte-t-il. 
 
Les manifestations récentes véhiculent dans l'opinion une image de la police victime de heurts, mais également auteure de bavures. Sur ces images, on distingue un lycéen violemment frappé. Ce mercredi matin, un jeune manifestant, certificat médical à l'appui, entend dénoncer les violences policières dont il se dit victime. Récemment dans une campagne de communication, la CGT a même stigmatisé les violences policières. "Nous avons 300 policiers blessés dans nos rangs", tient à rappeler de son côté Frédéric Lagache d'Alliance Police Nationale. Les policiers reconnaissent que cette "haine anti-flic" est entretenue par une minorité des manifestants.
 
 
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