Montpellier : trois motards de la police blessés lors d'un contrôle routier, un conducteur interpellé

Le conducteur du scooter a été interpellé à Montpellier samedi matin. 
Le conducteur du scooter a été interpellé à Montpellier samedi matin.  (GOOGLE MAPS)

Un conducteur de scooter a été interpellé et placé en garde à vue après avoir refusé d'obtempérer à un contrôle routier à Montpellier samedi matin. Trois policiers ont été blessés, l'un d'eux se trouve dans un état "préoccupant". 

Le conducteur d'un scooter a été interpellé samedi 1er août à Montpellier (Hérault) après avoir blessé trois motards de la police lors d'un contrôle routier, rapporte France Bleu Hérault.

Vers 10h du matin, le conducteur du deux-roues a été contrôlé à 103 km/heure au lieu de 50 km/heure. Il a d'abord fait mine de ralentir à l'approche des forces de l'ordre puis, à 15 mètres environ des motards, il a accéléré et a foncé sur eux, selon la police. Il a alors violemment percuté deux policiers, en blessant un troisième au passage.

L'un des policiers souffre de la main, l'autre du genou et le troisième, le plus sérieusement touché, est en attente de résultats concernant ses jambes et son dos. Ce dernier a été percuté de pleine face par le scooter, un 550 centimètres cube.

"Les gardiens de la paix ne sont pas des quilles"

L'auteur des faits, un homme de 25 ans, a également été blessé. Il a été interpellé et placé en garde à vue. Il roulait sans permis de conduire, ni assurance.

Pour le directeur de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), Yannick Blouin, ce nouveau cas de violence vis-à-vis de policiers n'est pas admissible : "Mes hommes, les gardiens de la paix ne sont pas des quilles".

Des "faits inacceptables" pour Gérald Darmanin 

Dans un tweet, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin exprime son "soutien total" aux policiers blessés. "Trois policiers ont été blessés ce matin dans l’Hérault suite à un refus d’obtempérer. Soutien total à nos agents qui agissent au quotidien pour nous protéger. L’auteur de ces faits inacceptables a été interpellé et placé en garde à vue", écrit le ministre de l'Intérieur.

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