Deux nouveaux suicides de policiers dans le Pas-de-Calais et le Gard, qui portent le bilan à 41 morts depuis le début de l'année

Un bandeau dorsal \"Police\" sur un membre des forces de l\'ordre lors d\'une manifestation des \"Gyros bleus\" pour une meilleure reconnaissance, plus de moyens et de meilleures conditions de travail dans la police, le 20 décembre 2018.
Un bandeau dorsal "Police" sur un membre des forces de l'ordre lors d'une manifestation des "Gyros bleus" pour une meilleure reconnaissance, plus de moyens et de meilleures conditions de travail dans la police, le 20 décembre 2018. (LAURE BOYER / HANS LUCAS / AFP)

Un formateur et un CRS se sont donné la mort pendant le week-end. En 2019, un policier se suicide tous les cinq jours en France.

Les plans "prévention suicide" du gouvernement peinent à démontrer leur efficacité. Deux policiers, un CRS et un formateur dans une école de police, se sont donné la mort dans le Pas-de-Calais et dans le Gard, a-t-on appris lundi 22 juillet. Cela porte à 41 le nombre de suicides de policiers depuis le début de l'année, soit un tous les cinq jours. En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes s'étaient suicidés, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Le formateur, en poste à l'école nationale de police de Nîmes, a mis fin à ses jours par pendaison, selon une source policière. Son corps a été retrouvé lundi matin à son domicile de Poulx, à une dizaine de kilomètres de la préfecture du Gard, a précisé sur Facebook le pôle CRS du syndicat Unsa police.

Le CRS, affecté dans une compagnie de Béthune, "s'est tiré une balle dans le cœur avec son arme de service dans la chambre de la compagnie", a ajouté la source policière. Le drame a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, a appris France 3. "Il vivait en concubinage, sans enfant", selon Unsa police. L'Avenir de l'Artois précise par ailleurs qu'il n'aurait pas laissé de message et que le reste de la compagnie ne se trouvait pas sur place lors du drame.

"Briser le silence"

Face aux suicides de policiers dénombrés depuis janvier en France, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait installé fin avril une "cellule alerte prévention suicide" pour "briser le silence".

"Les plans de prévention de lutte contre les conséquences du suicide ne seront probants que si le ministère de l'Intérieur s'attaque véritablement aux causes : conditions de travail, considération et reconnaissance, mesures sociales", a réagi dans un communiqué le syndicat Alternative police.

Vous êtes à nouveau en ligne