Entre 200 et 300 policiers manifestent devant la "police des polices" pour soutenir un collègue

Des policiers manifestent à Paris, le 26 octobre 2016.
Des policiers manifestent à Paris, le 26 octobre 2016. (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)

Entre 200 et 300 policiers se sont rassemblé devant le siège de l'Inspection générale de la police nationale, jeudi 3 novembre. Ils soutenaient un de leurs collègues, interrogé par la police des polices.

200 à 300 policiers se sont réunis, jeudi 3 novembre dans après-midi. Ils s'étaient placés devant le siège de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), rue Hémard, dans le 12e arrondissement de Paris.

Les fonctionnaires venaient soutenir l'un des leurs, convoqué par l'IGPN, la "police des polices", selon un journaliste de franceinfo présent sur place. Certains ont entonné la Marseillaise, lorsque leur collègue est arrivé dans l'établissement, à 14 heures.

L'IGPN reproche à ce policier, prénommé Guillaume, de ne pas avoir respecté le devoir de réserve imposé à la profession. Il est intervenu plusieurs fois à visage découvert dans les médias, sans mandat syndical, devenant l'un des porte-parole du mouvement de contestation que traverse la police.

250 millions dans le cadre du "plan sécurité"

Les policiers demandent des moyens supplémentaires et des peines plus fermes à l'encontre de leurs agresseurs. Le 8 octobre, deux d'entre eux ont été gravement blessés par des jets de cocktails Molotov à Viry-Châtillon, dans l'Essonne. Plusieurs manifestations ont été organisées depuis cette attaque.

Le 26 octobre, le ministère de l'Intérieur a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 250 millions d'euros, dans le cadre d'un plan sécurité. Reçus par François Hollande le lendemain, les syndicats se sont dits satisfaits de ce plan.

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