VIDEO. Radicalisation : Emmanuel Macron "a raison d'appeler à la solidarité nationale", "les maires répondront présent", promet François Baroin

FRANCEINFO

Le président de l'association des maires de France était l'invité de franceinfo mercredi. 

"Emmanuel Macron a raison d'appeler à la solidarité nationale" pour combattre "l'hydre islamiste" après l'attaque à la préfecture de police de Paris et"les maires répondront présent, comme ils l'ont toujours fait, lorsqu'il s'agit d'ordre public, de préservation de nos fondamentaux républicains", a déclaré mercredi 9 octobre le maire (LR) de Troyes, François Baroin, président de l'Association des maires de France. 

Les maires doivent être "pleinement associés"

"La peur est le pire des dangers dans un drame comme celui-ci qui a quand même un impact sur le cœur du nucléaire du dispositif de sécurité", a-t-il estimé. "Pour moi, c'est l'équivalent d'un avion qui tombe sur le Pentagone, le drame qui s'est produit", a ajouté le maire de Troyes.

Pour François Baroin, les maires doivent être pleinement associés à la lutte contre les phénomènes de radicalisation. "Lorsque le maire est un employeur de service public, il a la responsabilité du personnel, et parmi ces personnels il peut y avoir des gens qui basculent dans une forme de radicalisation", a-t-il souligné.  "Les maires répondront présent", promet-il. 

Mais "il faut certainement des critères très objectifs sur ce qu'est un phénomène de radicalisation", a précisé François Baroin. "Il faudra réfléchir collectivement aux éléments de manière objective, presque scientifique, sur : à quel moment quelqu'un bascule, quels sont les signes, qu'est-ce que l'on en fait, et dans quel cadre de l'état de droit, sans basculer dans une France de la délation, nous pouvons amener un processus d'une meilleure protection collective."

De ce point de vue, "la centralisation des problématiques terroristes au niveau d'un parquet national va dans la bonne direction mais il faut certainement beaucoup plus de coordination, beaucoup de plus de transmissions d'informations", a estimé François Baroin. "Le président de la République, s'il appelle à une société de vigilance, doit mettre tous les acteurs autour de la table."

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