Périgueux : l'homme retranché dans un appartement s'est suicidé après l'assaut du Raid, sa compagne retrouvée morte

L'homme de 72 ans a tué avec son fusil sa compagne à l'état de santé déficient.

L'homme qui s'était retranché jeudi 31 octobre dans un appartement de Périgueux s'est donné la mort peu avant 22h à l'aide de son fusil, après l'assaut du Raid, selon les informations de France Bleu Périgord et France 3 Périgord.

C'est vers 17h30 qu'un infirmier, qui s'était présenté au domicile d'une femme de 83 ans pour ses soins habituels, a appelé la police. Selon les informations du vice-procureur de la République de Périgueux, rapportées par France Bleu Périgord, le soignant a trouvé porte close et le compagnon de l'octogénaire lui a indiqué qu'elle venait de mourir. Il constate alors qu'un incendie s'est déclaré dans l'appartement, au troisième étage de l'immeuble situé près du centre-ville, en bordure de la rivière de l'Isle.

Le Raid de Bordeaux mobilisé

Arrivés sur place, les pompiers entrent dans l'appartement en présence des forces de l'ordre. L'incendie maîtrisé, ils découvrent alors le corps d'une femme de 83 ans, morte. Elle avait des blessures par arme à feu à la gorge. Son compagnon, un homme de 72 ans, s'est retranché dans l'appartement. Un périmètre de sécurité est mis en place. Les habitants de l'immeuble sont alors évacués vers un gymnase.

Le Raid de Bordeaux est mobilisé pour tenter de le maîtriser. Vers 22h, n'arrivant pas à nouer le contact, les policiers donnent l'assaut. Ils utilisent une grenade assourdissante. Après leur irruption, le septuagénaire se suicide avec son arme, d'une balle dans la tête.

Compagne en dépression

Selon les informations du parquet de Périgueux, recueillies par France 3 Périgord, l'homme a tué avec son fusil sa compagne à l'état de santé déficient. Selon des voisins, interrogés par France Bleu Périgord, la compagne du forcené aurait sombré dans la dépression après le suicide de son fils. Son compagnon aurait confié à plusieurs reprises "en avoir marre"

Les habitants de l'immeuble évacués n'ont pas pu retrouver leurs logements dans la soirée. Une trentaine d'entre eux ont été hébergés dans des chambres d'hôtels.

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