Pas-de-Calais : le "cadavre à la robe de chambre" identifié 26 ans après sa disparition, grâce à son pacemaker

Le cadavre avait été découvert en mars 2019 à Helfaut, dans le Pas-de-Calais.
Le cadavre avait été découvert en mars 2019 à Helfaut, dans le Pas-de-Calais. (CAPTURE ECRAN GOOGLE MAPS)

Les gendarmes vont désormais rouvrir le dossier de disparition de l'époque pour tenter de résoudre définitivement l'enquête.

C'est un mystère vieux de 26 ans qui est en passe d'être résolu, celui du "cadavre à la robe de chambre" à Helfaut, dans le Pas-de-Calais, rapporte France Bleu Nord, jeudi 13 juin. Des ossements humains recouverts d'un vêtement avaient été découverts le 16 mars par une mère et sa fille lors d'une opération "village propre" sur le bord d'une route de cette commune de 1 700 habitants. A côté du squelette, il y avait un sac à main contenant des pièces en francs des années 90.

Trois mois après, l'identité de la victime est enfin connue : il s'agit d'une femme de 66 ans disparue, en avril 1993. C'est un pacemaker - un stimulateur cardiaque - retrouvé juste à côté du squelette, qui a permis à l'enquête de connaître une avancée décisive. Les gendarmes après des recherches auprès des hôpitaux de la région ont découvert qu'il appartenait à une femme disparue dans les années 90. Et au même moment, le fils de cette disparue, apprenant dans la presse la découverte des ossements, a contacté les gendarmes.

Grâce à l'ADN

"Nous avons prélevé un ADN sur ces ossements et nous l'avons comparé à ceux de ses enfants", a expliqué le chef d'escadron Marie-Laure Pezant, commandant de la compagnie de gendarmerie départementale de Saint-Omer. "Cela nous a permis de conclure qu'il y avait un lien de parenté".

La victime identifiée, il faut ensuite retracer son parcours. Ce jour d'avril 1993, la femme de 66 ans a quitté son domicile de Bomy pour, a-t-elle dit à l'époque, se rendre en bus au marché d'Aire-sur-la-Lys.

"On peut parfois trouver des marques sur les ossements quand il y a par exemple un coup de couteau", a ajouté le chef d'escadron Pezant. "Mais nous n'avons rien trouvé de tel, donc nous privilégions la thèse accidentelle". Les gendarmes vont désormais rouvrir le dossier de disparition de l'époque pour tenter de résoudre définitivement l'enquête.

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