Paris : des incidents entre jeunes et policiers lors d'une fête improvisée aux Invalides

Les incidents du 27 juin entre jeunes et forces de l\'ordre se sont déroulés sur l\'esplanade des Invalides, à Paris.
Les incidents du 27 juin entre jeunes et forces de l'ordre se sont déroulés sur l'esplanade des Invalides, à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Une soirée organisée sur les réseaux sociaux a dérapé lorsque les forces de l'ordre ont évacué l'esplanade. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés.

La fête a tourné court. Des incidents ont éclaté, samedi 27 juin, sur l'esplanade des Invalides, à Paris, entre quelques centaines de jeunes participant à une soirée improvisée et des forces de l'ordre venus interrompre les festivités. L'appel à ce rassemblement festif avait été lancé discrètement sur les réseaux sociaux sous le nom de code "ProjetX", en référence au film américain Project X sorti en 2012 qui raconte l'organisation d'une soirée par des adolescents qui dérape de par son ampleur.

Les incidents ont débuté peu avant minuit sur les pelouses de l'esplanade des Invalides quand des jeunes qui s'y étaient réunis ont lancé des projectiles au passage de plusieurs véhicules des forces de l'ordre qui arrivaient sur les lieux. Les policiers ont alors fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les fêtards.

"C'est parti en vrille"

Selon Anaëlle, une Parisienne de 19 ans, venue avec deux amies, "on en a entendu parler sur les réseaux, on était quelques centaines, il y avait un peu de musique, des gens avec des enceintes mais rien d'organisé", a-t-elle raconté sur place à l'AFP. "C'est parti en vrille, il y a des gens qui ont commencé à se lancer des bouteilles à la tête, en deux secondes la police est arrivée on était encerclé, ils ont commencé à tirer des lacrymos", a-t-elle poursuivi.

Vers 1h30, quelques dizaines de jeunes très mobiles étaient encore sur l'esplanade, à jeter des bouteilles parfois les uns sur les autres et aussi sur les policiers qui, à nouveau, ont dû tirer des grenades lacrymogènes pour disperser les derniers récalcitrants. Ces incidents interviennent sept jours après la Fête de la musique qui avait donné lieu à Paris à de controversés rassemblements massifs de jeunes, malgré la circulation toujours active du coronavirus.

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