"Costa Concordia" : un seizième corps retrouvé

L\'épave du \"Costa Concordia\", le 23 janvier, près de l\'île du Giglio, en Italie.
L'épave du "Costa Concordia", le 23 janvier, près de l'île du Giglio, en Italie. (FILIPPO MONTEFORTE / AFP)

Le bilan provisoire du naufrage du navire qui s'est échoué il y a dix jours sur une île de Toscane se monte désormais à seize morts. Les recherches se poursuivent alors que les opérations préliminaires au pompage du carburant ont débuté. 

Un seizième corps a été retrouvé  mardi 24 janvier dans l'épave du Costa Concordia, qui s'est échoué dans la nuit du 13 au 14 janvier près de l'île toscane du Giglio, en Italie. Hier, les corps de deux femmes avaient été extraits du navire. 

Des recherches de plus en plus difficiles

Cela porte à seize le nombre de morts dus à cette catastrophe. Sur les seize victimes retrouvées, huit seulement ont été identifiées (quatre Français, un Italien, un Espagnol, un Allemand, un Hongrois) alors que manquent encore à l'appel une vingtaine de personnes dont des Allemands, un jeune couple de Français, deux retraités américains et une fillette italienne.

"Les scaphandriers ont ouvert un nouveau passage sur le pont numéro 3, à une profondeur d'environ 20 mètres", a indiqué mardi un porte-parole de la marine militaire Alessandro Busonero. 

Les recherches s'avèrent de plus en plus périlleuses pour les sauveteurs, car elles sont menées dans des zones du navire difficiles d'accès, au milieu de substances en décomposition et de pans d'ameublement."Se frayer un chemin parmi les débris est difficile et fatigant. Nous avons une visibilité qui va de 10 à 80 cm et pour retrouver des corps, nous devons tout contrôler, aussi bien les nappes de table que les vêtements abandonnés", a raconté un plongeur-spéléologue, Fabio Paoletti.

Les opérations préliminaires au pompage ont commencé

Parallèlement aux recherches d'éventuelles autres victimes, les opérations de pompage du carburant du paquebot vont pouvoir commencer dès samedi, ont annoncé les autorités. Ces dernières ont par ailleurs indiqué mardi que l'équipe technique de la société néerlandaise Smit Salvage en charge du pompage doit examiner toutes les possibilités pour procéder de la manière la plus sûre afin de contenir le risque environnemental : 2 400 tonnes de carburant contenues dans les 23 réservoirs du paquebot. 

"Les plongeurs de la société chargée du pompage feront leurs propres opérations sous-marines qui demanderont probablement deux jours", a expliqué l'ingénieur Claudio Chiavacci, qui appartient au corps des pompiers. "Nous estimons que le pompage au sens strict du terme pourrait commencer dans quelques jours. Le carburant sur le Concordia sera d'abord réchauffé puis transféré sur un autre navire", a-t-il ajouté.

Le plan de pompage, qui doit durer un mois, "prévoit toute une série de mesures de sécurité, dont des systèmes de récupération de petites fuites qui pourraient se produire lors des opérations", souligne Chiavacci.

Mardi, les opérations autour d'une tache de 200 mètres sur 300, aperçue non loin du navire et composée d'huiles alimentaires, de lubrifiants et de détergents ont débuté avec un navire spécial du ministère de l'Environnement qui a lancé des bouées absorbantes.

APTN

Les autorités italiennes ont décrété vendredi 20 janvier l'état d'urgence dans la zone du naufrage. "Le risque environnemental pour l'île du Giglio est très, très élevé (...) L'objectif est d'éviter une fuite, et nous y travaillons", a déclaré le ministre italien de l'Environnement, Corrado Clini, mardi 17 janvier. C'est toute la côte toscane, lieu hautement touristique, qui est potentiellement menacée.

La France, par le biais de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre française de l'Ecologie, a proposé "son soutien en termes d'évaluation et d'expertise d'une part, et de matériel d'autre part".

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