Mort du maire de Signes : le conducteur "est bouleversé, anéanti et dépassé par les événements", selon son avocat

Jean-Mathieu Michel est mort ecrasé par une camionnette lundi 5 août. Le conducteur et son passager effectuaient une decharge sauvage de gravas. 
Jean-Mathieu Michel est mort ecrasé par une camionnette lundi 5 août. Le conducteur et son passager effectuaient une decharge sauvage de gravas.  (DOMINIQUE LERICHE / MAXPPP)

Le parquet de Toulon a annoncé mercredi 7 août avoir ouvert une information judiciaire pour "homicide involontaire" après le décès de Jean-Mathieu Michel, heurté par un fourgon dont les occupants venaient de jeter des gravats.

Le conducteur du fourgon qui a renversé le maire de Signes (Var) "est bouleversé, anéanti et dépassé par les événements", a déclaré à franceinfo mercredi 7 août son avocat, maître Julien Gautier. L'homme de 23 ans a été mis en examen pour "homicide involontaire" et placé sous contrôle judiciaire. Il n'a pas le droit d'aller dans la commune de Signes. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Toulon.

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"Son état d'esprit est d'abord et avant tout de penser à la victime, à sa famille, à ses proches, aux administrés de Signes et à l'ensemble des personnes qui se sont trouvé touchées par ce terrible drame", a assuré Julien Gautier. L'avocat précise par ailleurs que son client "n'a jamais fait l'objet de la moindre garde à vue. Il n'a aucun antécédent judiciaire."

"Il s'agit d'un accident"

Lundi 5 août, Jean-Mathieu Michel a été renversé par le fourgon conduit par cet homme de 23 ans, qui venait de déposer des gravats sur un terrain privé de Signes. Le maire lui a demandé de ramasser ces déchets et lui a intimé d'attendre l'arrivée de la police municipale pour une verbalisation de l'infraction. Alors que le maire avait garé sa voiture à l'avant du fourgon et s'était lui-même positionné à l'arrière pour empêcher le mis en examen et son passager de partir, l'homme a fait une marche arrière et percuté l'élu.

Selon maître Gautier, la thèse de l'homicide involontaire, retenue par le parquet, ne fait aucun doute malgré les doutes évoqués par l'avocat des deux fils de Jean-Mathieu Michel. "L'ensemble des éléments du dossier établissent qu'il s'agit d'un accident." En effet, il estime que la configuration du fourgon, "un véhicule qui ne dispose pas de fenêtre arrière", n'a pas permis au conducteur d'évaluer les risques de sa manoeuvre. "Si une personne est debout à l'arrière du véhicule, on ne peut pas la voir."

Les drapeaux ont été mis en berne mardi 6 août dans 153 communes du Var pour rendre hommage à Jean-Mathieu Michel, maire de Signes depuis 1983, a précisé l'Association des maires du Var. L'ensemble de la classe politique a réagi à cet événement, en rendant hommage à un élu engagé pour sa commune.

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