Morbihan : le GIPN défonce sa porte d'entrée par erreur

A Saint-Avé (Morbihan), une habitante doit payer 4 000 euros pour remplacer sa porte, défoncée par le GIPN le 31 mars 2015.
A Saint-Avé (Morbihan), une habitante doit payer 4 000 euros pour remplacer sa porte, défoncée par le GIPN le 31 mars 2015. (GOOGLE MAPS)

Une habitante de Saint-Avé, près de Vannes, a été réveillée le 31 mars à 6 heures du matin par des policiers lourdement armés qui ont défoncé sa porte. Problème : ils se sont trompés d'étage.

"J'ai peur, je suis choquée et je ne dors plus la nuit." Depuis ce terrible réveil du 31 mars dernier, Marie-Odile est toujours aussi choquée. A 6 heures ce-matin là, plusieurs policiers du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) ont brutalement défoncé la porte d'entrée de son pavillon de Saint-Avé, près de Vannes (Morbihan), rapporte Ouest-France, dans son édition du 28 avril.

Un homme recherché pour vol et incendie volontaire

Deux policiers, lourdement armés et cagoulés, déboulent alors dans sa chambre et lui ordonnent de se rasseoir. "Ils ont crié : 'où est l'homme, où est l'homme ?' J'ai répondu que j'étais toute seule", raconte Marie-Odile. Dans le même temps, sa maison est fouillée de fond en comble. Au bout d'un moment, la femme leur indique qu'il y a un studio à l'étage de sa maison, doté d'une entrée indépendante. Les policiers quittent alors précipitamment les lieux pour monter interpeller un homme, recherché pour vol de voiture et incendie volontaire.

Marie-Odile a été reçue par le directeur de la police de Vannes, qui lui a présenté ses excuses. En revanche, elle doit avancer 4 000 euros pour faire réparer sa porte d'entrée et n'a toujours pas été indemnisée.

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