Moins de CRS sur les plages : Manuel Valls met en cause ses prédécesseurs

(Maxppp)

En déplacement à Cannes, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a accusé le gouvernement de François Fillon d'être responsable de la baisse du nombre de CRS affectés à la surveillance des plages. Une diminution d'effectifs qui expliquerait selon lui la vague estivale de noyades.

"Que je sache, ce n'est pas moi qui ai décidé de cette baisse ! ". Le message de Manuel Valls est clair : alors que les forces de police sont pointées du doigt après les 15 noyades mortelles survenues sur les plages de France au cours des derniers jours, le ministre de l'Intérieur estime que c'est le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui en est le responsable.

Rendant hommage "au travail de prévention qu'accomplissent les 5.000 sauveteurs sur l'ensemble des zones de baignade ", le ministre de l'Intérieur a rappelé qu'il y avait plus de 470 maîtres nageurs sauveteurs (MNS) issus des compagnies républicaines de sécurité(CRS) sur les plages, contre 722 en 2002. Il assure par ailleurs que ce nombre de 470 a été maintenu à ce niveau depuis "les deux années précédentes ".

Le ministre a ajouté vouloir refuser "toute polémique inutile ", soulignant que 10.700 postes de policiers et de gendarmes avaient été supprimés sous la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012). 

Durant son passage sur la Croisette, le ministre a rencontré le 1er adjoint au maire de Cannes David Lisnard, qui a posté une photo de cette rencontre sur Twitter. Ce dernier en a profité pour lui demander plus de renfort de policiers avec les deux braquages survenus en cinq jours dans sa ville.

Création de 500 postes par an

Lundi, le syndicat de police Alliance a demandé plus de
sauveteurs sur les plages
pour la fin de l'été, regrettant qu'en 11 ans,
leurs effectifs aient été diminué d'un tiers.

Manuel Valls a reconnu que les CRS, qui permettent de
répondre à l'ensemble des défis d'ordre public, avaient atteint
un "seuil critique ". Il fait part de sa volonté d'en recréer un "stock "
suffisant pour mieux répondre aux multiples demandes, rappelant que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault
s'était engagé à remplacer tous les départs à la
retraite et à créer 500 nouveaux postes par an.

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