Procès du "tueur de l'Essonne" : Yoni Palmier "reconnaît" pour la première fois les quatre meurtres

Photo d\'identité de Yoni Palmier.
Photo d'identité de Yoni Palmier. (DR)

Son procès en appel à Paris a débuté par des aveux. Malgré ses dénégations, de nombreux éléments de l'enquête accablaient Yoni Palmier.

"Je reconnais les faits. Je répondrai à vos questions dans la mesure du possible." Yoni Palmier, surnommé le "tueur de l'Essonne", a finalement avoué être l'auteur des quatre assassinats commis entre novembre 2011 et février 2012 dont il est accusé, lors de l'ouverture de son procès en appel à Paris, mardi 14 mars. En première instance, en avril 2015, il avait été condamné à la plus lourde peine possible : la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

A l'époque, l'accusé avait seulement admis "une part de responsabilité" dans le premier des quatre meurtres, celui d'une femme de 35 ans découverte en novembre 2011 dans un parking de Juvisy-sur-Orge, tuée d'au moins sept balles. Il avait en revanche affirmé n'avoir "rien à dire" sur les trois autres : celui d'un homme de 52 ans abattu d'une balle dans la nuque dans le même parking de Juvisy ; celui d'un ancien employé de banque à Ris-Orangis ; et celui d'une femme de 48 ans à Grigny.

Seuls liens entre les victimes, l'arme (un pistolet semi-automatique de 7,65 mm) et une moto "bleue et blanche" aperçue par plusieurs témoins dans les heures qui précédèrent ou suivirent les crimes. Malgré ses dénégations, les éléments de l'enquête accablaient Yoni Palmier. C'est en effet dans un box qu'il louait qu'a été retrouvé le deux-roues. Et c'est lui-même qui a indiqué aux enquêteurs où trouver l'arme du crime, porteuse de son seul ADN.

Vous êtes à nouveau en ligne