Six activistes d'extrême gauche arrêtés après l'agression d'un leader d'extrême droite

Alexandre Gabriac, le 9 juin 2013, à Balma, dans le Sud-Ouest de la France.
Alexandre Gabriac, le 9 juin 2013, à Balma, dans le Sud-Ouest de la France. (REMY GABALDA / AFP)

Alexandre Gabriac, président Jeunesses nationalistes, avait été attaqué en octobre 2012.

Six membres d'un groupe d'extrême gauche soupçonnés d'avoir agressé le leader des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac, le 1er octobre 2012, ont été interpellés et placés en garde à vue mardi 25 juin.

Le conseiller régional Rhône-Alpes et président de ce mouvement d'extrême droite, dont le gouvernement souhaite la dissolution, avait été attaqué dans le 13e arrondissement de la capitale. Une photo le montrant en train de faire le salut nazi avait été diffusée peu de temps auparavant.

Aspergé de gaz lacrymogène

Alexandre Gabriac se trouvait avec un ami quand un groupe circulant en Autolib l'avait aspergé de gaz lacrymogène tout en l'insultant. Il avait ensuite déposé une plainte. Neuf mois plus tard, les enquêteurs sont parvenus à retrouver les agresseurs présumés grâce à la société de location Autolib, selon une source proche de l'enquête. A l'issue de leur garde à vue, ils ont reçu une convocation pour comparaître en correctionnelle en février 2014 pour "violences commises en réunion", selon une source judiciaire.

Ces arrestations interviennent dans un climat tendu entre groupes d'extrême droite et d'extrême gauche depuis le 5 juin et la mort de Clément Méric lors d'une rixe avec des skinheads, à Paris. Alexandre Gabriac avait qualifié la mort du jeune militant d'extrême gauche de "malheureux fait divers". Il avait indiqué que sa formation enverrait de l'argent au skinhead incarcéré, Esteban, principal suspect mis en examen pour "violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

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