Manuel Valls annonce la dissolution de deux nouveaux groupuscules d'extrême droite

Des membres de l\'Œuvre française le 12 mai 2013 à Paris. 
Des membres de l'Œuvre française le 12 mai 2013 à Paris.  (MIGUEL MEDINA / AFP)

L'Œuvre française et les Jeunesses nationalistes étaient sur la sellette depuis l'affaire Clément Méric. 

Après Troisième Voie et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires, l'Œuvre française et les Jeunesses nationalistes sont dans le viseur de l'Etat. Manuel Valls a annoncé, mercredi 24 juillet, la dissolution de ces deux groupuscules d'extrême droite. Dans la foulée de la mort de Clément Méric, elles avaient reçu le 25 juin une notification de dissolution, leur donnant dix jours pour présenter leurs contre-arguments.

Le ministre de l'Intérieur, qui s'est exprimé à l'issue du Conseil des ministres, a souligné que l'Œuvre française était une "association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au maréchal Pétain, à Brasillach ou à Mauras". Concernant les Jeunesses nationalistes, elles "propagent, elles aussi, la haine et la violence", a-t-il ajouté.

L'Œuvre française est un groupuscule antisémite et pétainiste beaucoup plus ancien, longtemps présidé par Pierre Sidos, et aujourd'hui dirigé par Yvan Benedetti. Emanation plus active de ce premier groupe, les Jeunesses nationalistes ont été fondées en octobre 2011 par Alexandre Gabriac, jeune élu Front national exclu du parti après la diffusion d'une photo le montrant en train de faire le salut nazi. Ce dernier a immédiatement réagi sur son compte Twitter. 

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