Marseille : le fléau des rodéos urbains

France 3

L'Etat a été condamné pour son inaction face aux rodéos urbains et devra verser 10 000 euros à une Marseillaise. Il faut dire que dans la ville, les nuits se suivent et se ressemblent. Lancés à pleine vitesse, les véhicules gâchent la vie des riverains, y compris en centre-ville.

Il est 3H30 du matin dans une petite rue du Vieux-Port, lorsqu'un rodéo se termine mal. Quatre voitures sont embouties. Le véhicule fautif s'en va comme si rien ne s'était passé. 10 minutes plus tard, trois jeunes gens, peut-être les auteurs des faits, viennent récupérer calandres et plaques d'immatriculation perdues lors de l'accident. Tous les soirs, ils passent à 2 ou 3 voitures, se suivent, freinent et accélèrent à bord de grosses berlines, de voitures trafiquées ou de scooters. Des incivilités difficiles à vivre pour tout un quartier.

Les habitants ne dorment plus

Les riverains appellent régulièrement la police et la mairie mais se sentent abandonnés. "Nous n'arrivons plus à dormir. Tous les riverains ont perdu le sommeil depuis plusieurs mois", explique un habitant de la cité phocéenne. Les actes sont connus des services de police, qui évitent les courses-poursuites en ville, jugées dangereuses pour tous. Le syndicat Alliance dénonce un manque de moyens mais surtout un manque de volonté politique. Une pétition vient d'être lancée avant de porter plainte, mesures acoustiques à l'appui.

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