Lot-et-Garonne : la mère de deux sœurs handicapées disparues mise en examen pour "délaissement de mineures"

Des gendarmes près d\'une maison où des vérifications ont lieu, le 20 septembre 2017 à Nérac (Lot-et-Garonne), dans le cadre de la disparition de deux adolescentes handicapées en décembre 2016. 
Des gendarmes près d'une maison où des vérifications ont lieu, le 20 septembre 2017 à Nérac (Lot-et-Garonne), dans le cadre de la disparition de deux adolescentes handicapées en décembre 2016.  (THIERRY BRETON / AFP)

Placée en garde à vue mercredi, cette femme a été mise en examen pour un "délit passible de sept ans d'emprisonnement", a annoncé le parquet d'Agen (Lot-et-Garonne), vendredi 22 septembre. 

Ses filles sont portées disparues depuis près de dix mois. La mère de deux adolescentes polyhandicapées, disparues en décembre 2016 à Nérac (Lot-et-Garonne), a été mise en examen pour "délaissement de mineures" vendredi 22 septembre, a annoncé le parquet d'Agen (Lot-et-Garonne) dans un communiqué. Ce délit est  "passible de sept ans d'emprisonnement", a-t-il expliqué. 

La suspecte, placée en garde à vue mercredi après-midi, a été placée en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention, a précisé le parquet vendredi. Le parquet d'Agen souligne que les explications fournies par cette mère de 50 ans "semblent peu crédibles et ne sont corroborées par aucun élément tangible" 

Les services du département ont signalé au procureur de la République d'Agen la disparition des deux soeurs, âgées de 12 et 13 ans, à la fin du mois d'avril. Une information judiciaire a ensuite été ouverte le 11 juillet 2017 sous la qualification de "délaissement de mineures de 15 ans".

Aucune trace des deux soeurs 

"Les vérifications réalisées depuis 48 heures au domicile de Nérac par les gendarmes (...) n'ont pas permis de retrouver les deux fillettes", annonce le parquet dans son communiqué. "Les deux mineures n'ont pas été vues depuis le début du mois de décembre 2016, ni au sein de l'institution médicalisée qui les prenait en charge quotidiennement, ni par les voisins du domicile familial à Nérac (Lot-et-Garonne) où la mère élevait seule ses deux filles," développe-t-il dans son communiqué, vendredi. Il n'y a également aucune trace des adolescentes "au Maroc où la mère a prétendu en un premier temps les avoir amenées en mars 2017 avant d'avouer avoir menti."

La mère "ne sait pas où se trouvent ses filles", ont expliqué ses deux avocates, Me Sophie Grolleau et Me Sylvia Goudenège, à l'AFP. "Elle partait en vacances au Maroc lorsqu'elle affirme les avoir confiées sur une aire d'autoroute à un couple, qui a lui proposé d'emmener ses filles en vacances un mois. Elle s'attendait à ce qu'elles reviennent."

Selon des informations recueillies auprès du conseil départemental du Lot-et-Garonne, les adolescentes avaient par le passé bénéficié d'une "mesure de protection de l'enfance de 2008 à 2012, mesure prescrite par l'autorité judiciaire".