Bagneux : la stèle en mémoire d'Ilan Halimi une nouvelle fois profanée

La plaque en mémoire d\'Ilan Halimi, à Bagneux (Hauts-de-Seine), le 5 mai 2015.
La plaque en mémoire d'Ilan Halimi, à Bagneux (Hauts-de-Seine), le 5 mai 2015. (ALAIN JOCARD / AFP)

La stèle commémorant Ilan Halimi avait été érigée en 2011 à Bagneux (Hauts-de-Seine), cinq ans après la mort du jeune homme, séquestré et torturé par le "gang des barbares", un groupe persuadé de pouvoir obtenir une rançon de sa famille juive.

La stèle posée à Bagneux (Hauts-de-Seine) en hommage à la mémoire d'Ilan Halimi, jeune juif tué en 2006 par le "gang des barbares", a été une nouvelle fois profanée, a annoncé mercredi 1er novembre la maire de la ville.

La plaque, disposée dans un parc communal, a été découverte le matin de la Toussaint par un couple de promeneurs, "couverte d'inscriptions antisémites et d'insultes, a expliqué Marie-Hélène Amiable. Ça s'est probablement passé cette nuit", a estimé la maire communiste. Une enquête est ouverte pour "dégradation volontaire" et "la police scientifique a emmené la stèle pour faire des analyses complémentaires", a précisé l'édile.

"Bien sûr qu'il y aura une nouvelle stèle"

La stèle commémorant Ilan Halimi avait été érigée en 2011, cinq ans après sa mort, dans la ville où il avait été séquestré et torturé par le "gang des barbares", un groupe persuadé de pouvoir obtenir une rançon de sa famille juive. Elle avait déjà été brisée en 2015 et rapidement remplacée. Les coupables n'ont pas été retrouvés.

"Bien sûr qu'il y aura une nouvelle stèle, a assuré la maire. "e genre d'actes, c'est une insulte à ce jeune et à toutes celles et ceux qui luttent contre l'antisémitisme et le racisme". Dans un communiqué publié sur le site de la mairie, elle dénonce les profanateurs, qui "s'attaquent à ce qui fonde notre République : le vivre ensemble, la fraternité, la tolérance".

Ce nouvel acte antisémite a provoqué l'indignation mercredi après-midi. Sur les réseaux sociaux, le député LR des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a dénoncé une profanation "abjecte". Le maire LR de Nice, Christian Estrosi, a exprimé "colère et indignation". Jérôme Guedj, conseiller départemental PS de l'Essonne, a exprimé son "dégoût" et sa "lassitude".