La Rochelle : premier jour de tests ADN au lycée Fénelon

(Alice Serrano Radio France)

Le prélèvement ADN de 527 personnes, dont 475 lycéens a débuté ce lundi dans un lycée privé de la Rochelle. L'objectif est de retrouver l'auteur du viol d'une lycéenne, agressée dans les toilettes de l'établissement le 30 septembre 2013.

La collecte a débuté dès 8h ce lundi matin dans deux salles d'études du lycée catholique Fénelon-Notre Dame, à La Rochelle. Sur les 1.300 élèves, 475 lycéens avaient reçu une convocation pour ces tests en fin de semaine dernière. L'objectif étant de retrouver l'auteur du viol d'une jeune fille, commis dans les toilettes du lycée le 30 septembre dernier.

Paradoxalement, l'ambiance est assez détendue, les élèves se soumettent volontiers aux tests. Benjamin, scolarisé dans l'établissement trouve que cette procédure est légitime, "il faut trouver le coupable pour la jeune fille" .

Une quinzaine d'agents de la police scientifique

Certains élèves, comme Florent, se montrent plus inquiets. "Le fait de se dire qu'on peut croiser le violeur tous les jours sans savoir que c'est lui, ça fait bizarre. Le pire, c'est pour les filles ... "

Une quinzaine d'agents de la police scientifique sont présents dans le lycée pour mener à bien ces tests ADN. Ils vont ainsi frotter une sorte de coton tige à l'intérieur de la joue des lycéens avant de sceller la "preuve" dans une enveloppe spéciale, scellée. 

Outre les élèves du lycée Fénelon, 31 enseignants et et 21 autres personnes (personnel technique ou extérieur au lycée) doivent se soumettre aux tests ADN. 

Ce dispositif exceptionnel devrait prendre fin mercredi. Les résultats, eux, ne seront connus que dans un mois. La procureur de la République de La Rochelle, Isabelle Pagenelle, a déjà annoncé que les analyses négatives seraient détruites.

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