Une juge mexicaine favorable à la libération de Florence Cassez

Une photo de police de Florence Cassez transmise en décembre 2005.
Une photo de police de Florence Cassez transmise en décembre 2005. ( ISSEI KATO / AFP)

Chargée du dossier de la Française en prison depuis plus de six ans pour enlèvement, la juge Olga Sanchez s'est confiée à la presse mexicaine.

Libérée, pas libérée, bientôt libérée ? La justice mexicaine n'en finit plus de tergiverser sur le sort de Florence Cassez condamnée à 60 ans de prison pour enlèvement. Après avoir refusé la libération de la Française en mars, une juge chargée de réexaminer son dossier, estime jeudi 10 mai qu'elle "doit être libérée", dans un entretien publié jeudi 10 mai par le quotidien mexicain Excelsior (article en espagnol).

"C'est ce que je pense pour beaucoup de raisons, et maintenant que je me consacre au dossier, pour beaucoup plus de raisons", a déclaré la juge Olga Sanchez. Son rôle est de toute première importance. Elle est chargée de présenter, dans un délai qu'elle n'a pas précisé, un projet de jugement sur l'affaire Cassez devant les cinq juges de la Première chambre de la Cour suprême. Ceux qui, précisément, n'étaient pas parvenus à s'entendre sur une "libération immédiate et absolue" de la Française de 37 ans comme le proposait un précédent juge, Arturo Zaldivar. Et ce, alors que tout laissait penser qu'elle était imminente.

La juge espère convaincre deux juges de la Cour suprême

La juge Olga Sanchez, chargée de présenter un nouveau projet, espère convaincre deux nouveaux juges de libérer la Française. Elle a indiqué avoir suivi, pour élaborer ce projet, "une certaine logique juridique et une interprétation constitutionnelle très précise". Elle a encore souligné que le projet d' Arturo Zaldivar était "paradigmatique et extraordinaire". Dans son texte, le juge Zaldivar avait dénoncé une "mise en scène étrangère à la réalité" organisée par la police fédérale le 9 décembre 2005 lors de la pseudo-arrestation "en direct" de la Française qui croupit en prison depuis plus de six ans.

Pour Zaldivar, cette arrestation truquée, a eu "un effet corrupteur" sur l'ensemble de la procédure."Beaucoup de gens ont été scandalisés par le terme 'effet corrupteur de la procédure'", a relevé Olga Sanchez. "C'est une traduction de l'anglais. La Cour (suprême) nord-américaine l'utilise très fréquemment et nous ne l'avions pas encore utilisé ici au Mexique. Mais si, il y a bien eu un effet corrupteur".

Vous êtes à nouveau en ligne