Loire-Atlantique : le procès des amants diaboliques vient de s'ouvrir

FRANCE 3

Les faits remontent à 2013, un agriculteur avait joué le veuf éploré pendant des mois. Il est jugé aujourd'hui pour avoir tué sa femme avec la complicité de sa maîtresse.

Ses proches et ses collègues arborent une photo d'elle en forme de médaillon, souvenir d'Anne Barbot, victime d'un plan machiavélique. Côte à côte sur le banc des accusés, son mari Didier Barbot et la maîtresse de ce dernier, Stéphanie Livet. Tous deux répondent d'assassinat devant la justice. En mars 2013, Anne Barbot, une caissière de 38 ans, disparaît. Rapidement, l'émotion gagne le village de Vritz (Loire-Atlantique). Épaulé par de nombreux habitants, son époux prend la tête des recherches. Le cynisme poussera même Didier Barbot à répondre aux interviews des journalistes face caméra. 

Des peines lourdes

Une dizaine de jours plus tard, le corps de la victime est finalement retrouvé dans le coffre d'une voiture incendiée. Au terme d'une longue enquête, Didier Barbot et sa maitresse passent aux aveux. Le mari reconnaît avoir assassiné sa femme dans le garage de sa maison. "Il va plaider coupable. Il va essayer de rendre compte de ce cheminement, de la manière  dont son existence a été percutée. La manière dont l'inimaginable a surgi, a pu être pensé", explique Me Franck Boëzec, avocat de Didier Barbot. La cour devra déterminer le rôle précis joué par Stéphanie Livet. Depuis fin 2010, elle entretenait une liaison avec Didier Barbot. Les débats devraient durer une semaine. Les deux accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne