La demande de libération de Florence Cassez bientôt examinée au Mexique

La Française Florence Cassez le 22 janvier 2008, à la prison de Mexico (Mexique).
La Française Florence Cassez le 22 janvier 2008, à la prison de Mexico (Mexique). (RONALDO SCHEMIDT / AFP)

Le recours de la Française, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, sera examiné mercredi 23 janvier par la Cour suprême du Mexique.

Sa condamnation à 60 ans de prison pour enlèvements va-t-elle être revue ? Le recours de Florence Cassez sera examiné le 23 janvier par la Cour suprême du Mexique, a indiqué jeudi 10 janvier le service de presse de l'instance. C'est la deuxième fois qu'elle se penche sur le cas de la Française. La proposition d'une libération immédiate, présentée à l'époque par le juge Arturo Zaldivar, n'avait pas trouvé écho auprès de la plus haute instance juridictionnelle du pays après un premier examen le 21 mars.

Florence Cassez, qui a toujours clamé son innocence, avait été condamnée définitivement par la justice ordinaire mexicaine en février 2011, avec le rejet de son pourvoi en cassation après deux autres jugement défavorables en avril 2008 et mars 2009. Agée aujourd'hui de 38 ans, la Française avait été arrêtée avec son ex-compagnon mexicain, Israel Vallarta, en décembre 2005. L'agence fédérale d'investigation avait ensuite présenté un montage filmé d'une prétendue arrestation en direct dans le ranch de Vallarta, avec libération de trois otages. 

Deux nouveaux éléments en sa faveur ?

C'est cette "mise en scène contraire à la réalité" qui a, selon le juge Zaldivar, vicié toute la procédure et été à l'origine des irrégularités reconnues par quatre juges sur cinq de la Cour suprême. La proposition de libération immédiate de Florence Cassez n'avait toutefois recueilli le 21 mars que deux voix, celle des juges Zaldivar et Sanchez, contre trois nécessaires pour dégager une majorité.

Mais deux événements intervenus le 1er décembre pourraient contribuer à dégager une solution favorable pour elle : la fin du mandat du président Felipe Calderón, qui avait affirmé publiquement son hostilité à la libération de la Française et, le même jour, la nomination d'un nouveau juge à la Cour suprême en remplacement d'un juge qui avait voté contre sa libération. L'avocat mexicain de Florence Cassez, Agustin Acosta, avait alors estimé que ces changements "signifiaient un renouvellement fondé de l'espoir de la défense".

Franck Genauzeau - France 2

L'affaire Cassez avait provoqué une crise diplomatique entre la France et le Mexique en février 2011, avec l'annulation de "l'Année du Mexique" en France par les autorités mexicaines après la décision du président Nicolas Sarkozy de consacrer cet événement à la Française. Son successeur, François Hollande, a évoqué l'affaire Cassez en octobre, lors de la visite en France du président mexicain, Enrique Peña Nieto, qui a pris ses fonctions le 1er décembre. François Hollande a affirmé à cette occasion que la France faisait "confiance" à la Cour suprême pour en finir avec cette situation douloureuse.

Vous êtes à nouveau en ligne