La décision sur la libération conditionnelle de Jean-Claude Romand soumise à une nouvelle audience

Jean-Claude Romand au palais de Justice de Bourg-en-Brese (Ain), le 25 juin 1996.
Jean-Claude Romand au palais de Justice de Bourg-en-Brese (Ain), le 25 juin 1996. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Le tribunal de l'application des peines de Châteauroux a ordonné "la réouverture des débats", car "de nouvelles pièces, de nature à influer sur la décision du tribunal, ont été communiquées à ce dernier par les services de l'administration pénitentiaire".

La décision concernant la possible libération conditionnelle de Jean-Claude Romand, qui avait tué cinq personnes de sa famille en 1993, a été soumise à une nouvelle audience fixée au 31 janvier, a indiqué le parquet de Châteauroux vendredi 11 janvier. Le tribunal de l'application des peines de Châteauroux (Indre) a ordonné "la réouverture des débats", car "de nouvelles pièces, de nature à influer sur la décision du tribunal, ont été communiquées à ce dernier par les services de l'administration pénitentiaire", a indiqué la procureure de la République Stéphanie Aouine. "Dans les motifs, la juridiction explique sa décision par la nécessité 'de garantir la loyauté des débats et d'assurer le respect du principe du contradictoire'", a-t-elle ajouté.

Sa peine de sûreté de vingt-deux ans est purgée

"Je n'ai pas de réaction à faire, c'est une raison d'ordre technique qui a conduit le tribunal à ordonner un renvoi", a déclaré à l'AFP Jean-Louis Abad, conseil de Jean-Claude Romand. Celui que l'on surnomme le "docteur Romand", parce qu'il était parvenu pendant plus de quinze ans à mentir à son entourage en se faisant passer pour un médecin de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a été condamné à la perpétuité en 1996 pour le meurtre de cinq membres de sa famille. 

Ayant purgé sa peine de sûreté de vingt-deux ans, Jean-Claude Romand est théoriquement libérable depuis 2015. Lors de l'audience à la prison de Saint-Maur (Indre) en novembre, le parquet s'était opposé à la libération conditionnelle de Jean-Claude Romand.

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