L'affaire de la vache folle se dirige vers un non-lieu

Des bovins conduits à l\'abattoir de Saint-Hilaire du Harcouët (Manche), en août 2000, après la découverte d\'un animal atteint de la maladie de la vache folle.
Des bovins conduits à l'abattoir de Saint-Hilaire du Harcouët (Manche), en août 2000, après la découverte d'un animal atteint de la maladie de la vache folle. (MYCHELE DANIAU / AFP)

Selon "Le Parisien", les magistrats instructeurs devraient entériner l'abandon des poursuites dans le dossier, presque vingt ans après les faits.

Le plus grand scandale alimentaire de ces dernières années devrait bientôt connaître son épilogue judiciaire. Les magistrats s'apprêtent à prononcer un non-lieu dans le dossier de la vache folle, affirme Le Parisien (article payant), lundi 14 avril.

Le prion et sa variante humaine, la maladie de Creutzfeld-Jakob, avait semé la panique en 1996. Presque vingt ans plus tard, quatre responsables d'usines d'aliments bovins sont toujours poursuivis pour avoir propagé l'encéphalopathie spongiforme bovine, rappelle le quotidien.

Le problème de la traçabilité

Mais le dossier, épais de plusieurs milliers de pages, se heurte à une difficulté : établir un lien scientifique entre la maladie et sa cause. Malgré l'examen de deux décès suspects et les analyses de soixante-cinq cadavres de bovins malades, l'enquête est mise en difficulté par l'absence de règles strictes de traçabilité à l'époque.

"Aucun lien objectif et irréfutable ne pouvait être établi entre les éléments en cause et les décès", dit le parquet de Paris dans ses réquisitions, cité par Le Parisien. Selon le journal, les magistrats instructeurs devraient prochainement suivre son avis. Et marquer la fin de l'information judiciaire, ouverte le 28 mai 1997.

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