Bobigny : acquittement du policier qui avait tué un braqueur en cavale d'une balle dans le dos

FRANCE 3

Cinq ans de prison avec sursis avaient été requis à son encontre. Les jurés ont finalement retenu la légitime défense.

Le policier qui avait tiré dans le dos d'un braqueur en cavale a été relaxé vendredi 15 janvier, par la Cour d'assises de Bobigny. À la sortie de l'audience, la nièce d'Amine Bentounsi, l'homme tué par un policier, craque. Des proches crient leur colère : "Une balle dans le dos, il n'y a pas de légitime défense. Urgence, la police assassine", clame un homme. D'autres proches sont abasourdis comme la soeur d'Amine Bentounsi. "On lui a ôté le droit à la vie. Ce policer est conforté dans le droit de tuer", souffle Amal Bentounsi, choquée.

Pas de preuves de légitime défense

Le 21 avril 2012, Amine Bentounsi, braqueur en cavale depuis plus de deux ans croise une patrouille de police. Les gardiens de la paix le prennent en chasse, l'un d'eux tire. L'autopsie va révéler que la victime est morte d'une balle dans le dos. Amine Bentounsi était lourdement armé. Le gardien de la paix a toujours affirmé qu'il s'était senti menacé et qu'il avait agi en état de légitime défense. En cinq jours d'audience, la légitime défense n'a pourtant pas été formellement établie. Pas plus qu'il n'a été prouvé que le policier avait tiré alors qu'il n'était pas menacé. Le doute a donc profité à l'accusé. Le ministère public qui avait requis cinq ans de prison a dix jours pour faire appel.

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