Procès Tarnac : la relaxe "me réconcilie avec l'État de droit dans ce pays"

Julien Coupat au palais de justice de Paris, le 13 mars 2018.
Julien Coupat au palais de justice de Paris, le 13 mars 2018. (ALAIN JOCARD / AFP)

Le journaliste auteur du livre "Le Coup de Tarnac", Marcel Gay, a salué jeudi sur franceinfo "le courage du tribunal correctionnel de Paris" qui a relaxé Julien Coupat et Yildune Lévy.

Julien Coupat et Yildune Lévy ont été relaxés pour le sabotage d'une ligne SNCF en 2008 jeudi 12 avril par le tribunal correctionnel de Paris dans le procès du "groupe de Tarnac". Cette décision "me réconcilie avec l'État de droit dans ce pays, qui semblait avoir été malmené pendant une dizaine d'années dans une cette triste affaire qui ressemblait vraiment à un complot, a réagi sur franceinfo Marcel Gay, journaliste, auteur du livre Le Coup de TarnacJe dois saluer le courage du tribunal correctionnel de Paris qui a rendu cette décision. C'est très courageux." 

Une affaire "abracadabrantesque"

Le journaliste estime qu'"on a voulu faire plonger des jeunes pour des faits qu'ils n'ont pas commis. Aujourd'hui le tribunal leur donne raison. Je ne suis pas le défenseur de ces jeunes-là, en revanche j'apprécie beaucoup la décision qui témoigne de l'état d'esprit d'indépendance de quelques magistrats. Et en tout cas de ceux-là."

Pour Marcel Gay, le dossier contre les huit personnes poursuivies ne tenait pas. "J'ai même publié un livre pour dire que cette affaire était abracadabrantesque, qu'elle ne tenait pas une seconde."

La police et la justice ont mis des moyens considérables pour essayer de confondre ces huit prévenus avec un résultat que l'on connait aujourd'hui et qui me plait bien.Marcel Gay, journaliste, auteur du livre Le Coup de Tarnacà franceinfo

Pour le journaliste, les auteurs des dégradations de novembre 2008 à Dhuisy sont bien connus : "Cette affaire a été revendiquée par les écologistes allemands qui sont des familiers de ce genre de faits. Il la revendique le lendemain au Berliner Zeitung, ils disent ce qu'ils ont fait, comment ils l'ont fait... Et ça, ça n'a intrigué ni la police ni la justice. Il y a quelque chose que je ne comprends pas."

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