Premier jour du procès et première victoire pour le groupe de Tarnac

France 3

Ils avaient été accusés de terrorisme. Dix ans après les faits, le procès du groupe de Tarnac a débuté ce mardi 13 mars à Paris. Huit membres de ce groupe d'ultra gauche ne sont plus jugés que pour le sabotage d'une ligne SNCF.

Souriant, sac sur le dos, c'est un Julien Coupat décontracté qui est apparu au premier jour de son procès ce mardi à Paris. Lui et sept autres prévenus, tous militants libertaires du groupe dit de Tarnac, sont notamment poursuivis pour association de malfaiteurs. À la barre, ils ont entendu les charges retenues à leur encontre. Dix ans après les faits, pour les avocats de la défense, ce procès est celui du fiasco de la justice française.

Une ligne SNCF sabotée et non cinq

L'affaire remonte au mois de novembre 2008. À Tarnac (Corrèze), la police interpelle de jeunes militants de la mouvance anarchiste. Ils sont accusés d'avoir tenté de saboter cinq lignes SNCF en posant sur les caténaires des fers à béton. Ils sont poursuivis pour terrorisme, mais après neuf ans de procédure, l'accusation ne parle plus de terrorisme et n'évoque qu'une seule ligne TGV sabotée. Première victoire pour les prévenus. Le tribunal correctionnel se déplacera sur les lieux du sabotage. Le procès doit durer trois semaines. Les accusés risquent jusqu'à cinq ans de prison.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne