Violences conjugales : Bernadette Dimet échappe à la prison

FRANCE 3

Cette femme qui a tué son mari violent a été condamnée à de la prison avec sursis vendredi, quelques jours après la grâce partielle accordée à Jacqueline Sauvage.

Le calvaire judiciaire de Bernadette Dimet a pris fin à la cour d'assises de Grenoble (Isère), ce vendredi 5 février. Cette femme a été condamnée à cinq ans de prison avec sursis pour avoir tué son mari violent qui l'a humiliée pendant 40 ans. Le parquet avait requis huit ans de prison mais les jurés ont écarté la préméditation.

"C'est une peine qui est juste. Elle donne la possibilité à cette femme de 60 ans de continuer à vivre libre et de retrouver sa famille et très certainement un jour ses enfants", déclare à France 3 Frédéric Doyez, avocat de la défense. Chantal Jarjaille, présidente d'une association de soutien, évoque un verdict "intelligent et vraiment humain".

Des ressemblances avec l'affaire Jacqueline Sauvage

Le 2 janvier 2012, après une altercation, Bernadette Dimet s'empare d'un fusil de chasse et se dirige vers une clairière. A la barre, elle a affirmé qu'elle comptait se suicider mais que son mari l'a poursuivie en l'effrayant. Elle lui a alors tiré dessus à deux reprises.

Dans leur village, tout le monde connaissait leur situation. Cette violence physique et verbale fait écho à l'affaire Jacqueline Sauvage, qui a elle aussi tué son mari brutal et incestueux. Elle a obtenu une grâce présidentielle partielle le 31 janvier.

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