VIDEO. L'affaire Jacqueline Sauvage vue par ses voisins

"Complément d'enquête" a cherché à en savoir plus sur Jacqueline Sauvage, graciée en janvier après avoir été condamnée à deux reprises pour avoir abattu son mari violent. Dans cet extrait, des témoignages inédits des voisins du couple.

Jacqueline Sauvage a finalement été graciée en janvier, après avoir été condamnée à deux reprises pour avoir abattu Norbert Marot, son mari violent. Pour mieux comprendre cette affaire complexe, "Complément d'enquête" s'est rendu à La Selle-sur-le Bied, dans le Loiret, où le couple avait fait construire son pavillon. Témoignages inédits dans cet extrait.

En 2012, quand cette sexagénaire abat celui qui est son mari depuis quarante-sept ans après un coup de poing de trop, son univers est en train de s'écrouler. L'entreprise du couple est au bord de la faillite, explique son avocat, les enfants veulent vendre… Jacqueline s'accroche à Norbert, de plus en plus violent, même avec ses voisins. 

"Pour être tranquilles, il fallait qu'il soit mort"

Le couple voisin fait le portrait d'un homme particulièrement agressif : "J'invitais des amis sur ma terrasse, il nous lançait des cailloux [...]. Il poursuivait ma femme en voiture", raconte le mari. "Il nous interpellait de loin avec son fusil, il disait à mon conjoint de sortir et qu'il allait le tuer", se rappelle sa femme.

Dans le voisinage, personne ne juge Jacqueline Sauvage pour son acte. A la mort de Norbert, pas un n'a pleuré. "Comme nous, les gens ont été très contents de ne plus avoir affaire à M. Marot [...] et se sont dit 'Ouf, enfin, on va peut-être être tranquilles'. On a bu à cette tranquillité", avoue la voisine. "Moi, j'ai bu à sa mort, ajoute même une autre voisine. Pour être tranquilles, il fallait qu'il soit mort."

Extrait de "Jacqueline Sauvage : de bonne grâce ?", un reportage diffusé dans "Complément d'enquête" le 9 février 2017.

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