Affaire Bentounsi : le débat sur l'usage des armes par les forces de l'ordre au coeur du procès

FRANCE 3

Le procès d'un policier accusé d'avoir tué un braqueur en fuite en 2012 en région parisienne s'ouvre ce lundi 11 janvier.

Le procès débute ce lundi 11 janvier dans le calme au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), contrairement à ce que redoutaient les forces de l'ordre. L'affaire oppose un policier qui affirme avoir agi en état de légitime défense et la famille d'un braqueur en cavale, Amine Bentounsi. Ses proches se battent depuis plus de deux ans pour démontrer qu'il a été abattu alors qu'il prenait la fuite.

La cour d'assises particulièrement indulgente ?

"On doit s'en tenir aux faits. Les faits, c'est qu'un policier a tiré une balle dans le dos de mon frère. Il n'y a pas de légitime défense", explique Amal Bentounsi, soeur de la victime. Pour les policiers venus soutenir leur collègue, la réponse ne fait aucun doute. Amine Bentousnsi, pourchassé par les forces de l'ordre, était porteur d'une arme de gros calibre, chargée. Le gardien de la paix qui a tiré a toujours affirmé qu'il s'était senti en danger. Le procès intervient alors que la loi sur la légitime défense pour les policiers prévoit d'élargir leurs droits, ce qui fait craindre à la famille de la victime que la cour d'assises, dans cette affaire, soit particulièrement indulgente.

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